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Quel avenir pour la liaison Montréal-Bathurst?

7 hommes portant un masque de protection se tienne debout à l'extérieur devant l'aéroport régional de Bathurst.

La réunion de mardi réunissait le conseil d'administration de l'aéroport régional de Bathurst, Kevin Vickers, des élus locaux et des députés provinciaux.

Photo : @KevinVickersNB/Facebook

Marie-Ève Brassard

Des représentants du conseil d’administration de l’aéroport de Bathurst, des élus locaux ainsi que des députés régionaux se sont réunis mardi matin pour discuter de l’avenir de liaisons aériennes desservant le nord du Nouveau-Brunswick.

Outre le conseil d’administration de l’aéroport, la rencontre réunissait notamment Kevin Vickers, le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, des députés provinciaux régionaux et les maires de Bathurst (Paolo Fongemie), de Pointe-Verte (Normand Doiron) et de Bertrand (Yvon Godin).

Le 30 juin dernier, la nouvelle de la suspension pour une durée indéterminée de la liaison Montréal-Bathurst assurée par Air Canada, la seule compagnie aérienne qui se rendait à l'aéroport régional, avait eu l’effet d’une bombe sur la région. Avant la pandémie, deux à trois vols par jour s’effectuaient jusqu’à Montréal pour assurer le transport des travailleurs et des touristes.

Denis Landry, député libéral de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore qui était présent à la réunion, a qualifié la rencontre avec le conseil d’administration de discussion franche.

Ils ont mis cartes sur table, a-t-il ajouté.

À l'ordre du jour : les besoins en termes de transport aérien de la région et la situation financière de l’aéroport.

Bien qu’aucune décision définitive concernant la liaison Bathurst-Montréal n’ait été annoncée à ce jour par Air Canada, la possibilité de faire appel à un autre transporteur aérien pour combler le besoin de la région a été évoquée.

Si ce n’est pas Air Canada qui donne le service, la solution à ça c’est de trouver un autre transporteur.

Denis Landry, député libéral de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore

Une décision aux répercussions multiples

M. Landry est consterné par les conséquences directes d’une telle décision. Il cite notamment en exemple les travailleurs de la région qui étaient employés dans le nord du Québec ou encore les médecins suppléants québécois qui empruntaient ce trajet pour se rendre dans la province qui se retrouve presque sans option pour voyager.

Le député a aussi tenu à insister sur l’étendue géographique des conséquences que ce choix d’Air Canada entraînait. On parle de l’aéroport de Bathurst, mais il faut sous-entendre là-dedans que la région de Chaleur, la région de la Péninsule acadienne, une partie de la région de la Miramichi, une partie du Restigouche et même une partie du Québec sont desservies par cet aéroport-là, a déploré le député.

Tout comme le chef de son parti, Denis Landry a critiqué le peu d’attention que le premier ministre Higgs avait accordé à la situation.

Le conseil d’administration est néanmoins déterminé à trouver une solution de rechange, advenant le cas où Air Canada annonçait l’arrêt définitif et sans équivoque de la liaison, selon M. Landry.

Il a aussi bon espoir que l’importance de la demande attire d’autres transporteurs à l’aéroport de Bathurst. Selon des données du conseil d’administration de l'aéroport régional, plus de 41 000 passagers ont volé entre Montréal et Bathurst de 2018 à 2019.

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