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Une famille du Québec veut une preuve de sa date d'arrivée au Nouveau-Brunswick

Patrick Lavoie, Kelly Quimper et le petit Olivier

Patrick Lavoie, Kelly Quimper et le petit Olivier

Photo : Gracieuseté

Une famille du Québec en voyage au Nouveau-Brunswick a appris à ses dépens qu'il n'était pas facile de montrer qu'ils suivent les règles d'isolement sans un document sur lequel s'appuyer.

Patrick Lavoie et Kelly Quimper, ainsi que leur garçon de quatre mois et demi, sont arrivés à la frontière du Nouveau-Brunswick, à la hauteur de Saint-Jacques, le 3 juillet dernier.

Ils demeurent à Gatineau, au Québec, mais sont originaires du nord-ouest du Nouveau-Brunswick. Ils entreprennent donc leur période d'isolement de 14 jours. Jusque là, tout va bien. Mais c'est lorsqu'ils planifient la suite de leur voyage que les choses se corsent.

Point de contrôle à Edmundston à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec

Point de contrôle à Edmundston à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Quand on se faisait demander la preuve qu'on avait complété notre quarantaine obligatoire, on n'avait aucun document pour prouver qu'on était arrivés le 3 juillet, explique Patrick Lavoie.

Par exemple, ils ont voulu réserver une chambre d'hôtel.

Mais on a reçu un appel et il y avait des questions qui étaient posées. On ne serait peut-être pas en mesure de profiter de certains avantages associés au séjour à l'hôtel parce qu'on est Québécois, explique Patrick Lavoie. On ne pouvait pas prouver formellement qu'on a été en isolement pendant 14 jours.

On espère de pouvoir obtenir le fameux document qui va nous permettre de voyager en toute quiétude.

Patrick Lavoie

Les voyageurs de l'extérieur du Nouveau-Brunswick sont maintenant en mesure de s'inscrire sur un site web du gouvernement, mais ce n'était pas le cas quand Patrick Lavoie et sa famille sont arrivés.

Après avoir cogné à plusieurs portes de la bureaucratie administrative de la Santé et de la Sécurité publiques du Nouveau-Brunswick qui l'ont amené à tourner en rond, selon son témoignage, M. Lavoie s'est tourné vers le bureau de la députée libérale de Madawaska-Les-Lacs-Edmundston, Francine Landry.

La député libérale de Francine Landry

La députée libérale de Madawaska-Les-Lacs-Edmundston, Francine Landry

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Il y a eu énormément de changements dans les dernières semaines, surtout depuis la création de la bulle atlantique, explique la députée. Il y a peut-être des choses auxquelles on n'avait pas pensé et qui pourraient survenir. Ce cas-là est un exemple parfait. Je pense que ça va être corrigé avec le formulaire en ligne qui est disponible. C'est probablement quelque chose qui n'avait probablement pas été prévu au départ.

Appel à la solidarité

Patrick Lavoie dit qu'il comprend que plusieurs résidents, au Nouveau-Brunswick comme ailleurs, ressentent de la crainte face à la pandémie de la COVID-19. Mais il lance un appel à la solidarité.

La COVID, on est tous là-dedans ensemble, insiste-t-il. Il faut se faire confiance les uns les autres. Mais, en même temps, un peu de respect et de civisme seraient appropriés dans les circonstances. La solidarité est bien plus importante que la confrontation. Les gens au Nouveau-Brunswick ont toujours été accueillants. Quand ils voient une plaque d'immatriculation du Québec, de l'Ontario ou d'ailleurs en Atlantique, il s'agirait peut-être de faire un petit salut au lieu de se mettre automatiquement sur la défensive.

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