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La pandémie rend la vie difficile à certains hôteliers de l'Est-du-Québec

L'hôtel Riôtel de Matane.

Photo : Gracieuseté: Groupe Riôtel Hospitalité

Manque d'employés, désinfection accrue des chambres, respect des consignes de la santé publique, la pandémie cause bien des difficultés à plusieurs hôteliers de l'Est-du-Québec, qui relèvent le défi du mieux qu'ils peuvent.

Le travail pour désinfecter les chambres entre chaque visiteur est maintenant beaucoup plus important, tandis que la main-d’œuvre se fait rare.

Le Groupe Riôtel, qui possède des hôtels à Matane, Percé et Bonaventure, compte normalement sur les étudiants et les travailleurs étrangers pour combler les besoins en main-d’œuvre l'été.

Cette année, à cause de la pandémie, ils se font rares.

En plus de cela, il y a le défi de devoir désinfecter de fond en comble les chambres entre chaque client, ce qui prend deux fois plus de temps.

Ainsi, les employés n'arrivent pas à toutes les nettoyer avant la fin de la journée.

On est obligé de refuser de louer entre 20 et 30 chambres par soir. Donc ici, j’ai un hôtel de 120 chambres. [...] Je ne peux pas fournir.

François Rioux, Président, Groupe Riôtel

De l’autre côté du fleuve, la direction de l’Hôtel Tadoussac a pris la décision de laisser une chambre sur deux vide.

L'Hôtel Tadoussac

L'Hôtel Tadoussac

Photo : Gracieuseté de l'Hôtel Tadoussac

Même si plusieurs services sont fermés, il manque encore de personnel.

Tout le monde met la main à la pâte, souligne la directrice générale, Tina Tremblay.

Moi la première, ça fait déjà plusieurs journées qu’à l’occasion je vais faire des chambres. Je dois faire de la buanderie. J’ai des employés à la réception, quand ils ont fini leur travail, ils viennent donner un coup de main aux chambres. J’ai une personne à la conciergerie qui fait du stationnement...

Il s'agit d'un défi que doivent relever tous les hôteliers de la province, souligne la directrice générale de l'association Ôrigine artisans hôteliers, Isabelle Gagnon. Mais elle constate que c'est plus difficile en région à cause du bassin de population qui est plus restreint.

La problématique que les hôteliers vivent du manque de main-d’œuvre, ça se vit principalement en région. Les hôteliers vivent plus de difficultés de ce côté-là. Certains font preuve d’innovation pour offrir au client une expérience hors pair.

Isabelle Gagnon, dg, Ôrigine artisans hôteliers

De son côté, l’Hostellerie Baie bleue de Carleton-sur-Mer croit avoir trouvé la solution, du moins en partie.

Le copropriétaire, Stéphane Boudreau, a misé sur les séjours à long terme en offrant des promotions pour que les clients restent plus longtemps.

Ainsi, les employés passent moins de temps à faire du ménage. Ça met un peu moins de pression sur le groupe d'entretien des chambres dit-il.

Le copropriétaire de l'Hostellerie Baie Bleue Stéphane Boudreau

Le copropriétaire de l'Hostellerie Baie Bleue Stéphane Boudreau

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Toutefois, M. Boudreau dit avoir besoin de main-d’œuvre pour d'autres services, comme en cuisine par exemple.

Il se demande même si la Prestation canadienne d’urgence, la PCU, nuit au recrutement. Il croit que des gens préfèrent rester chez eux et recevoir cette aide financière. C'est pourquoi il suggère de revoir ce programme.

C’est un petit peu un couteau à deux tranchants. Si on veut relancer l’économie, il va falloir que les entreprises aient le personnel nécessaire pour être capables d’opérer. Donc, il va falloir des modifications éventuellement pour inciter les gens au retour au travail.

Stéphane Boudreau, copropriétaire, Hostellerie Baie Bleue

Chacun des responsables à qui nous avons parlé aurait besoin d'une dizaine de travailleurs supplémentaires pour les aider dans l'un ou l'autre des services de leurs établissements.

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