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Dépistage de la COVID-19 : le temps d'attente est inacceptable, dit Valérie Plante

Des mesures ont été annoncées en fin de journée pour mieux répondre à la demande.

Des gens en file dehors.

Les Montréalais étaient encore nombreux à faire la file pour se faire tester à l'Hôtel-Dieu, mercredi.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Pour la quatrième journée d'affilée, les cliniques sans rendez-vous ont été prises d'assaut, mercredi, par des Montréalais souhaitant savoir s'ils ont contracté la COVID-19.

De nombreuses personnes ayant été refusées mardi par manque de place, certaines se sont présentées dès l'aube mercredi pour être sûres de pouvoir se faire tester à l'Hôtel-Dieu, et ce, même si les portes n'ouvraient qu'à 10 h. À midi, la file s'étendait sur près d'un kilomètre sur les avenues des Pins, du Parc et Duluth Ouest.

Depuis quelques jours, les Montréalais doivent attendre plusieurs heures à l'extérieur pour accéder à l’une des trois cliniques de dépistage sans-rendez aménagées par la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de Montréal, qui n'avait visiblement pas anticipé un tel achalandage.

La DRSP avait pourtant demandé samedi à toutes les personnes ayant fréquenté un bar de la métropole depuis le 1er juillet de venir passer un test de dépistage du coronavirus.

Cet appel a été entendu. Mardi, pas moins de 1057 personnes ont été testées, uniquement à l'Hôtel-Dieu. Le jour même, la DRSP révélait que les 3300 échantillons recueillies dimanche et lundi avaient débouché sur un taux de positivité de 3 %, contrairement à 1 % lors des semaines précédentes.

« Ce n'est pas acceptable », dit Plante

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s'est montrée insatisfaite, mercredi, du temps d'attente imposé aux Montréalais, qui peut parfois atteindre cinq heures.

Je suis heureuse que les Montréalais répondent en si grand nombre, c’est une bonne nouvelle. Mais de les faire attendre pendant quatre ou cinq heures, ce n’est pas acceptable.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Moi, comme mairesse, mais également comme citoyenne, je m’attends à ce que, lorsqu’il y a un appel qui est fait par la santé publique comme quoi il faut un dépistage massif, eh bien il faut qu’il y ait les ressources, a-t-elle déclaré lors d'une mêlée de presse organisée en après-midi sur la rue Sainte-Catherine Est.

La Ville de Montréal a offert de l’aide, dit-elle, pour installer de nouvelles cliniques mobiles, comme celles qu'elle avait mises en place plutôt cette année avec la STM. Mais elle ne peut pas fournir le personnel nécessaire.

Moi, ce que je veux, c’est qu’on facilite la vie des gens qui se conforment, qui respectent les règles [et] qui ne veulent pas que ça revienne, a-t-elle martelé.

Québec et la santé publique promettent de revoir leur offre de service

De passage à Rivière-du-Loup, le premier ministre Legault a tenu des propos similaires à ceux de la mairesse, commentant au passage le fait que la ligne COVID n'est plus accessible les soirs et les fins de semaine. Je l’ai répété au Dr Arruda, c’est inacceptable, actuellement, les délais d’attente et les heures d’ouverture par téléphone, a-t-il mentionné.

De toute évidence, notre offre n’est pas située aux bons endroits – c’est-à-dire qu’il y a des endroits qui sont vides, et d’autres qui sont surchargés – et il faut aussi s’assurer que les lignes soient disponibles pour être capables de donner des rendez-vous rapidement, a expliqué M. Legault.

Le premier ministre espère que la situation sera corrigée dans les prochains jours.

Le docteur Richard Massé assis durant une conférence de presse.

Le Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique à la direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Questionné sur le sujet en avant-midi, le Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux, a fait savoir que son équipe tentait actuellement de trouver des solutions à l'affluence massive de Montréalais dans les cliniques de dépistage.

On s’assure de rediriger les gens vers les endroits qui sont moins utilisés et d’augmenter le débit [là où il y a] les grandes files d’attente, comme à l'Hôtel-Dieu, a-t-il affirmé.

Le retour des cliniques mobiles, qui ont disparu le mois dernier, est exclu pour le moment. Au besoin, ça va être mis en place, mais dans un premier temps, c’est vraiment de rediriger les gens vers les endroits où il y a le plus de disponibilité, a expliqué le Dr Massé.

Plus de cliniques sans rendez-vous dès jeudi

De nombreux changements ont finalement été effectués en fin de journée pour répondre à la demande des Montréalais en matière de dépistage.

D'abord, Santé Montréal a annoncé l'ouverture jeudi de trois nouvelles cliniques de dépistage sans rendez-vous : dans l'ancien hôtel de ville d'Outremont; près de la gare de Beaconsfield; et dans le garage intérieur du mégahôpital du Centre universitaire de santé McGill.

L'Hôtel-Dieu continuera d'accueillir les Montréalais de 10 h à 20 h, 7 jours sur 7, mais les heures d'ouverture des deux autres cliniques de dépistage sans rendez-vous seront étendues : la clinique Chauveau, dans l'est de la ville, sera ouverte jeudi de 12 h à 20 h – puis de 8 h à 20 h, 7 jours sur 7, à compter de vendredi; et le CLSC Montréal-Nord sera ouvert exceptionnellement de 9 h à 19 h pour les quatre prochains jours.

À ces six cliniques de dépistage sans rendez-vous s'ajoutent deux cliniques « avec rendez-vous » : celle de l'Hôtel général juif et la clinique de dépistage Maurice-Duplessis, à Rivière-des-Prairies.

Enfin, deux cliniques mobiles sans rendez-vous ont été mises en place par les établissements de santé de Montréal (à ne pas confondre avec celles créées par la Municipalité et la Société de transport de Montréal) : la clinique de dépistage estivale du CIUSSS-de-l'Est-de-l'Île-de-Montréal, qui se rendra jeudi à l'église Saint-Marcel de Pointe-aux-Trembles, puis vendredi au parc Pierre-Bédard, dans Mercier-Ouest; et une nouvelle unité mobile créée par le CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal, qui ouvrira ses portes pour au moins quatre jours à compter de jeudi dans le stationnement du 9600 rue Saint-Denis, près de la station Sauvé.

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