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Les étudiants manitobains pourront dénoncer les agressions sexuelles de manière anonyme

Une femme laisse reposer sa tête sur ses mains.

Une plateforme sera lancée dans neuf établissements postsecondaires à l’automne.

Photo : iStock

Les étudiants victimes d’agression sexuelle dans certains établissements postsecondaires du Manitoba pourront bientôt signaler de manière anonyme leur agression sur une plateforme sécurisée en ligne. Ils auront également accès à des ressources de soutien et auront l’option de signaler leur agression à la police.

Ce nouvel outil fait partie du projet pilote Respect, Educate, Empower Survivors (REES),de l’organisme Ending Violence Across Manitoba.

La plateforme a été construite en tenant compte des besoins des victimes de violences sexuelles et sera adaptée en fonction des besoins de chaque établissement participant, selon la coordonnatrice de la liaison avec les campus et du conseil consultatif des jeunes du programme REES, Nell Perry.

Cette dernière souligne que les moyens de signalement qui existent actuellement dans la province ou sur les campus universitaires ne donnent pas beaucoup de choix aux victimes.

Au Manitoba, le signalement de violence sexuelle doit se faire en personne la plupart du temps, déplore-t-elle.

Sur la plateforme, aucune information d’identification ne sera demandée pour faire un signalement, précise la coordonnatrice. C’est vraiment important d’avoir un outil qui crée une autonomie et garantir l’anonymat , note-t-elle.

D’après Nell Perry, en matière de violences sexuelles, il est primordial de donner à la victime le choix de décider de l’information qu’elle souhaite donner, mais aussi la liberté de choisir les ressources de soutien dont elle a besoin.

Elle explique que les personnes qui utilisent l’outil pourront remplir un questionnaire lors de leur signalement.

À la fin de chaque semestre, le programme fournira à chaque établissement des rapports de toutes les informations anonymes soumises sur le site Internet de son campus.

Plus de sensibilisation

Selon la directrice des Ressources humaines de l’Université de Saint-Boniface, Athalie Arnal, ces informations provenant des victimes permettront aux universités, comme la sienne qui prend part au projet, de revoir leur offre de services de soutien sur le campus ainsi que leurs partenariats avec les organismes communautaires.

À l’Université de Saint-Boniface, on dépense beaucoup d’énergie dans la sensibilisation et dans la prévention, dit-elle.

On va utiliser l’information qu’on va recevoir à la fin de chaque semestre pour vraiment voir comment on peut créer plus d’ateliers de sensibilisation et de campagnes de communication, ajoute-t-elle.

Athalie Arnal note que le personnel des établissements peut également faire des dénonciations et que les étudiants ont également le droit de dénoncer les cas d’agression qui se sont passés hors du campus.

Selon l’organisme Ending Violence Across Manitoba, on estime qu’en Amérique du Nord, entre 15 % et 25 % des femmes en âge de fréquenter le collège ou l’université subiront une forme d’agression sexuelle pendant leurs études.

Une plateforme bilingue

La plateforme sera lancée dans 9 des 11 établissements participants à l’automne.

Les étudiants de l’Université de Saint-Boniface et du Steinbach Bible College devront attendre janvier 2021. Mme Arnal indique que ce décalage est dû au temps que prendra la traduction de la plateforme en français.

Notre plateforme sera bilingue, précise-t-elle.

Le projet-pilote Respect, Educate, Empower Survivors est financé par le gouvernement fédéral. Il se poursuivra jusqu’en 2024.

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