•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pagayer contre le cancer : le défi de Jean-François Daigle

« J’ai confiance que je réussirai à compléter tout le parcours de la même façon que je crois que Sam va réussir à finir ses traitements. »

Un homme tient une planche à pagaie devant une plage.

Jean-François Daigle parcourera 350 km en planche à pagaie afin d'amasser des fonds pour son cousin.

Photo : Graciseuté

Laurianne Croteau

350 km : c’est la distance que va parcourir Jean-François Daigle en planche à pagaie dès vendredi, du pont de la Confédération à l’île de Miscou, pour amasser des fonds pour son cousin atteint du cancer des os au genou.

Samuel Thériault a 14 ans. Il a reçu un diagnostic d’ostéosarcome en novembre 2019 et s’est depuis fait amputer la jambe. Ça a été tout un défi, admet Jean-François Daigle. Ça nous a fait réaliser combien sa bataille contre le cancer était sérieuse.

Un jeune garçon dans une cuisine.

Samuel Thériault est âgé de 14 ans.

Photo : Gracieuseté

Son cousin de 34 ans a lancé une collecte de fonds la semaine dernière pour couvrir les frais médicaux et de transports, parce que Samuel se rend fréquemment à Halifax pour obtenir ses traitements.

Les parents, Chantal et Ronald, accompgnés des deux enfants, ainsi que Sam et Isabelle Theriault.

Les parents, Chantal et Ronald, accompagnés des deux enfants, Samuel et Isabelle Theriault.

Photo : Gracieuseté

Si tout se déroule bien, ceux-ci devraient prendre fin en août, mais d’autres dépenses sont à prévoir, puisque l'adolescent devra alors apprendre à marcher avec une prothèse.

Sam faisait du soccer avant de perdre sa jambe, il adorait ça, se rappelle son cousin. C’est l’image de Sam qui peut de nouveau jouer que je vais avoir en tête pendant les sept ou huit jours où je vais pagayer.

Les prothèses spécialisées pour le sport coûtent cher, explique Jean-François Daigle, et ne sont pas couvertes par les assurances. C’est pourquoi il a pour objectif d’amasser de 25 000 à 35 000 $ pour la famille. Déjà, la campagne lancée sur la plateforme GoFundMe atteint 11 000 $. C’est vraiment émouvant de recevoir tout ce soutien , admet-il.

Jean-François, sous le pont de la Confédération.

Jean-François Daigle compte pagayer au minimum 42 km par jour pendant huit jours

Photo : Graciseuté

L’idée de lancer une telle campagne lui est venue alors qu’il pagayait sur la mer – une activité qui a pris tout son sens, alors qu’il pouvait faire du sport en gardant ses distances des autres.

Le cancer occupait souvent mes pensées, parce que Sam était très fragile face à la COVID, donc la famille était encore plus isolée qu’à l’habitude. Et j’ai une amie qui avait 35 ans qui est décédée aussi d'un cancer en mai.

Ces moments de solitude étaient en quelque sorte devenus son rituel pour s’éloigner de la frénésie de la pandémie.

Un défi à la hauteur

C’est aussi en pagayant qu’il a déterminé le chemin à parcourir pour cette collecte de fonds. Il comptait partir du pont de la Confédération, mais ne savait jusqu’où aller.

Il a d’abord envisagé de se rendre chez lui, à Grande Digue – une distance d’une soixantaine de kilomètres. Mais ce n’était pas un assez gros défi pour lui. Il a ensuite pensé se rendre à Baie Sainte-Anne, d'où sa famille est originaire.

Encore une fois, ce n’était pas assez. Je voulais faire quelque chose qui valait la peine pour Sam, pour que les gens comprennent qu’il a vraiment besoin de cet argent-là.

Il a alors pensé, tant qu’à me rendre jusqu’au centre de la côte de la province, pourquoi ne pas me rendre jusqu’au bout? . L’idée de terminer ce périple au phare de Miscou, le repère des bateaux, lui a plu.

Le phare de Miscou, la destination finale de Jean-François Daigle.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le phare de Miscou, la destination finale de Jean-François Daigle.

Photo : Graciseuté

Jean-François Daigle compte pagayer au minimum 42 km par jour pendant huit jours. Je pense avoir la capacité de faire ce que je dis que je vais faire, mais on va le découvrir sous peu.

Depuis quelques semaines, le sportif fait des escapades allant jusqu’à 50 km pour s’entraîner pour cette épreuve. Il a aussi un plan dans lequel il a pris en compte le temps de récupération nécessaire, ses besoins en nourriture et les obstacles qu’il risque d’y avoir comme le vent, le soleil et le tonnerre.

De gauche à droite : Marie Josée Despres (tante de Samuel), Zoé Arsenault (copin de Félix) et Félix Despres (cousin de Samuel) et Jean-François Daigle.

De gauche à droite : Marie Josée Despres (tante de Samuel), Zoé Arsenault (copine de Félix) et Félix Despres (cousin de Samuel) et Jean-François Daigle.

Photo : Graciseuté

C’est sûr que ça va être très difficile, mais quand je pense à ce que Sam passe au travers depuis 2019, un enfant de 13-14 ans qui doit rassembler son courage pour passer au travers des traitements et garder le sourire… alors je me dis que mon défi n’est rien comparé à ce qu’il a déjà surmonté et ce qui l’attend lors de sa rémission.

Jean-François espère qu’il pourra un jour partager sa passion avec son cousin, qui n’a jamais essayé la planche à pagaie. Peut-être qu’il ne va même pas aimer ça! admet-il en riant. Mais juste le fait qu’il puisse se lever dessus, ça ferait mon bonheur.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Cancer