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Racisme : des statistiques policières tiendront compte de l'origine ethnique

Un masque de protection est accroché à la ceinture d'un policier, à côté de son arme de service.

Cette initiative intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la brutalité policière et la discrimination envers les Noirs, les Arabes et les Autochtones.

Photo : Associated Press / Mic Smith

Radio-Canada

Statistique Canada et les chefs de police du pays ont convenu de colliger et de communiquer des données sur les groupes autochtones et ethnoculturels lors de la compilation des informations sur les victimes de crimes et les accusés.

Cette initiative intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant le racisme systémique, la brutalité policière et la discrimination envers les Noirs, les Arabes et les Autochtones.

L’agence fédérale s’est associée avec l'Association canadienne des chefs de police (ACCP) pour développer le projet.

Les deux organismes collaboreront ensemble et avec d’autres acteurs comme les fédérations de policiers pour permettre à la police de déclarer des données sur les groupes autochtones et ethnoculturels des victimes et des auteurs présumés dans les statistiques sur les crimes déclarés par la police, peut-on lire dans le communiqué de presse.

Les deux partenaires soulignent entre autres que l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a démontré la valeur de ces précieux renseignements.

Le coprésident du Comité des informations et statistiques policières de l'ACCP, Stu Betts, reconnaît que la collecte de données concernant les communautés culturelles est un sujet de discussion depuis de nombreuses décennies.

Le besoin en données de qualité sur les expériences des peuples autochtones et des collectivités ethnoculturelles avec le système de justice pénale du Canada est primordial pour comprendre la mesure dans laquelle les membres de ces collectivités sont représentés au sein de ce système, et ce, en commençant par leurs interactions avec la police, affirme celui qui est aussi chef adjoint du Service de police de London.

Utiles pour la prise de décisions

De son côté, le statisticien en chef du Canada Anil Arora estime que ces données sont essentielles à la prise de décisions dans divers secteurs au pays.

Statistique Canada s'engage à travailler avec l'ACCP pour faire en sorte que les statistiques officielles sur les crimes déclarés par la police rendent compte des groupes autochtones et ethnoculturels, déclare-t-il.

Des discussions auront lieu avec les groupes et organisations autochtones et ethnoculturels pour s'assurer que les informations recueillies seront pertinentes et pour identifier les moyens d'assurer la qualité des données.

Statistique Canada et les chefs de police travailleront également de concert pour fournir une formation aux services de police sur les renseignements à recueillir et sur la façon de les communiquer.

Les deux partenaires soutiennent que l'objectif est de fournir des statistiques annuelles nationales, provinciales, territoriales et, si possible, régionales afin d'éclairer la prise de décision avec des données probantes.

Avec les informations de La Presse canadienne

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