•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Agriculture : la pluie sauve la mise dans l’est ontarien

Un champ de maïs.

La pluie est arrivée juste à temps pour la pollinisation du maïs-grain.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

La situation paraissait critique la semaine dernière pour la plupart des récoltes dans l’est ontarien, en raison du manque de pluie et des vagues de chaleur successives. Toutefois, dans plusieurs cas, la pluie des derniers jours a permis de sauver la mise.

Le temps commençait à presser, notamment pour les champs de maïs-grain.

Les agriculteurs le savent. La pluie que nous avons eue en fin de semaine, même à 10 mm, c’était de l’or, observe l’agronome Gilles Quesnel. La majorité de l’Est de l’Ontario a assez de pluie pour la pollinisation du maïs.

Règle générale, les plus récentes précipitations ont aussi été bénéfiques aux cultures de soya dont la production peut être affectée par un temps trop sec.

Un manque d’eau durant la période de reproduction de la plante peut notamment entraîner une baisse du nombre de graines par gousse et, conséquemment, une diminution importante de la quantité des produits récoltés.

Je ne dis pas qu’il n’y a pas de dommages causés [aux plantes], mais on a encore une bonne récolte devant nous, indique Marcel Lafrance, un producteur de Crysler. J’ai regardé les fèves de soya, tout est en fleuraison depuis la dernière pluie.

Baisse des rendements de céréales de 30 % à 40 %

Un champ de blé un peu sec.

Les pertes de rendement pour les céréales de printemps, comme le blé, varient de 30 % à 40 %.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Gilles Quesnel dresse toutefois un constat peu reluisant pour les semis de céréales de printemps comme le blé, l’avoine et l’orge.

Selon l’agronome, des pertes de rendement de 30 % à 40 % sont à prévoir. Encore une fois, les chaleurs accablantes des dernières semaines sont montrées du doigt.

Les céréales [ce sont des] plante[s] d’un climat tempéré. Ce que nous avons eu dans les dernières fins de semaine, c’est complètement l’opposé. [Les plants sont] resté[s] très courts, à peu près la moitié de la hauteur normale, précise l'agronome.

Pénurie de foin à l'horizon

Le portrait est aussi partagé pour le foin, malgré une première coupe encourageante à certains endroits.

Une balle de foin.

Les producteurs foncent tout droit vers une autre pénurie de foin cette année.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Bien des agriculteurs doivent faire une croix sur leur deuxième coupe, ce qui fait redouter une autre pénurie de fourrages en prévision de l’hiver prochain.

Dans ce cas-ci, les températures caniculaires ne sont pas les seules à se retrouver au banc des accusés. Un insecte migrateur, la cicadelle de la pomme de terre, est aussi mis en cause.

Le ravageur prend pour cible, entre autres, la luzerne, une plante fourragère appréciée pour son apport protéique.

[La cicadelle] ne mange pas les feuilles. Elle suce le jus des feuilles sur le bout, explique Gilles Quesnel. La plante reste gelée. Il n’y a plus de croissance qui se fait. Il faut la couper, la récolter, l’enlever.

Malgré ces ombres au tableau, Marcel Lafrance demeure optimiste. Ce n’est pas la première fois que dame Nature lui en fait voir de toutes les couleurs.

On s’habitue. Il n’y a pas une année qui est pareille. [...] [La météo] nous joue des tours, mais ce n’est pas rien qu’on n’a jamais vu auparavant, conclut l’agriculteur.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Agriculture