•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La famille de George Floyd poursuit la Ville de Minneapolis et quatre policiers

Une murale bleue à l'effigie de George Floyd avec la mention de son nom.

Une murale en hommage à George Floyd, dont la mort au cours d'une intervention policière a suscité la colère de nombreux Américains.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Radio-Canada

La famille de George Floyd, un homme noir mort en mai dernier entre les mains de la police, intente une poursuite contre la Ville de Minneapolis et quatre de ses policiers.

La poursuite, déposée mercredi devant la cour fédérale, contient une demande de dommages et intérêts dont le montant devra être déterminé par un jury.

La plainte demande également la nomination d'un responsable qui devra s'assurer que la municipalité forme et supervise correctement ses policiers à l'avenir.

La famille est représentée par l'avocat Benjamin Crump, qui s'est fait connaître dans d'autres causes semblables impliquant des Noirs victimes de brutalité policière.

Dans cette poursuite, la famille allègue que les policiers ont violé les droits de George Floyd en le retenant de force et que la Ville a laissé se développer une culture de force excessive, de racisme et d'impunité au sein de sa police.

Cette plainte montre ce que nous disons depuis le début : que M. Floyd est mort parce que le poids de toute la police de Minneapolis était sur son cou, a déclaré dans un communiqué Me Ben Crump.

La Ville de Minneapolis a une histoire de politiques, de procédures et d'indifférence qui violent les droits des personnes arrêtées, en particulier des hommes noirs, et qui mettent en évidence le besoin de formation et de discipline des policiers , lit-on dans ce communiqué.

Me Crump a déclaré que la poursuite visait à créer un précédent qui rendra financièrement prohibitif pour la police de tuer à tort des personnes marginalisées – en particulier des Noirs – à l'avenir.

Une arrestation violente

George Floyd est mort le 25 mai après que Derek Chauvin, un policier blanc, a appuyé son genou contre le cou de l'homme menotté pendant près de huit minutes.

L'homme avait été arrêté parce que la police, prévenue par un commerçant, le soupçonnait d'avoir voulu écouler un faux billet de 20 $.

Une vidéo de son arrestation a fait le tour du monde. Sa mort a déclenché des manifestations contre le racisme et la brutalité policière partout aux États-Unis et dans plusieurs pays.

L'agent Chauvin a été accusé de meurtre. Les trois autres policiers qui l'accompagnaient – Thomas Lane, Alexander Kueng et Tou Thao – ont été accusés de complicité de meurtre au deuxième degré et de complicité d'homicide involontaire.

Les deux premiers l'ont aidé à maintenir George Floyd au sol, et le dernier se tenait près d'eux, mais il n'est pas intervenu. Les quatre hommes ont été congédiés.

George Floyd a prononcé à une vingtaine de reprises les mots qui ont été repris par les manifestants qui ont pris la rue après sa mort : Je ne peux pas respirer, les répétant souvent plusieurs fois de suite.

Des ententes conclues

Les familles des victimes d'autres interventions policières très médiatisées au Minnesota ont reçu des dommages-intérêts substantiels par le passé.

L'an dernier, la Ville de Minneapolis a accepté de verser 20 millions de dollars américains à la famille de Justine Ruszczyk Damond, une femme non armée qui a été abattue par un policier après avoir appelé le 911 pour signaler un incident violent derrière son domicile.

Le policier en cause, Mohamed Noor, a été reconnu coupable de meurtre.

La mère de Philando Castile, un automobiliste noir tué par un policier en 2016, a conclu un accord de près de 3 millions de dollars avec la municipalité de St. Anthony, qui était l'employeur du policier.

L'agent Jeronimo Yanez a été acquitté de l'accusation d'homicide involontaire coupable.

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Procès et poursuites

International