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Dépistage du coronavirus : voici comment se déroulent les tests

Une main portant un gant tient un écouvillon.

Un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les tests de dépistage de la COVID-19 demeurent mystérieux pour la plupart des citoyens. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a démystifié le processus pour tous les curieux lors d’une conférence virtuelle mardi. 

La rencontre, qui se voulait davantage pédagogique que les points de presse habituels du CIUSSS, était dirigée par le Dr Donald Aubin, directeur de la santé publique, et par le Dre Myriam Lavoie, microbiologiste.

Le dépistage, de l’échantillon jusqu’au résultat

Les tests de dépistage sont effectués avec beaucoup de minutie et les résultats sont fiables, a tenu à rappeler le Dr Donald Aubin.

Pour chaque patient testé, c’est une personne spécialement formée qui s’occupe d’insérer un écouvillon dans la gorge et le nez pour récolter un échantillon. Celui-ci est transporté au laboratoire de Chicoutimi grâce à un moyen de transport sécurisé où la température est contrôlée. Tous les échantillons sont amenés sur place en fin de journée.

Une main couverte d'un gant médical bleu approche un écouvillon d'une bouche grande ouverte.

Les écouvillons sont de petites tiges de 15 cm de long avec des brosses à l'extrémité permettant d'aller chercher des sécrétions et des cellules dans le nez et la gorge.

Photo : Reuters / Matthias Rietschel

Par la suite, on leur accorde chacun un code particulier et ils sont traités en soirée et pendant la nuit par les spécialistes. Toute l’opération se fait manuellement. Les échantillons doivent être insérés dans deux machines différentes où ils passent deux heures chaque fois. C’est en quelque sorte une partie du code génétique du virus qui est recherché. Au total, il faut calculer environ cinq heures de manipulation pour chaque test.

Des microbiologistes et d’autres spécialistes analysent les résultats, qu’ils consultent sous forme de graphiques. Les échantillons positifs se démarquent par une courbe prononcée.

Les résultats sont ensuite transmis au médecin traitant ou à la santé publique, puis au patient.

Une technicienne en tenue de protection effectue un test en laboratoire.

Une technicienne de laboratoire montre l'une des étapes suivies lorsqu'un échantillon est testé pour la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Les analyses sont fiables, mais il peut arriver que le virus ne soit pas présent en assez grande quantité pour être détecté. Dans ce cas, soit qu’il n’y est plus, soit qu’il prend de la force tranquillement. Un autre test pourrait être nécessaire dans cette situation.

Parfois aussi, des tests déclarés positifs peuvent être réanalysés plus en profondeur par les spécialistes, qui finalement les déclarent négatifs.

C’est sûr que la perfection n’existe pas, je ne peux pas dire qu’il n’y a jamais d’erreurs et qu’il n’y a jamais de problèmes dans nos laboratoires, mais il y a des filets de sécurité, de la supervision et dès qu’il y a des choses qui semblent louches, tout de suite il y a des mesures mises en place, il y a des tests complémentaires, on révise les procédures, explique la microbiologiste Myriam Lavoie.

J’ai une grande confiance en nos procédures mises en place et en toutes nos personnes qui travaillent dans les laboratoires.

Dre Myriam Lavoie microbiologiste

En fin de compte, la spécialiste assure que les résultats obtenus sont de grande qualité.

Des appareils plus performants

Depuis quelques semaines, des appareils automatisés plus rapides sont disponibles dans les hôpitaux de Roberval, de Dolbeau-Mistassini et d’Alma pour détecter le coronavirus.

Dans ces établissements, lorsqu’un patient souffre des symptômes de la COVID-19, qu’il est hospitalisé et qu’il faut le traiter, il n’est plus nécessaire d’envoyer l’échantillon au laboratoire de Chicoutimi, ce qui fait sauver du temps.

Ce sont des appareils automatiques, qui nécessitent moins de manipulation de la part de nos technologistes.

Dre Myriam Lavoie, microbiologiste

Les appareils automatisés permettent d’obtenir un résultat dans un délai entre deux et cinq heures parce qu’ils nécessitent moins de manipulation. Habituellement, il faut plutôt compter au moins 24 heures avant de recevoir le résultat d’un test de dépistage via le laboratoire de Chicoutimi, en calculant tous les délais de transport.

L’hôpital de Jonquière sera bientôt équipé d’un appareil semblable.

Un test de dépistage de la COVID-19.

Un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Plus de personnes dépistées

Le CIUSSS a annoncé en début de semaine qu’il allait augmenter la cadence pour les tests de dépistage. Les citoyens qui se présentent aux cliniques de prélèvements dans les hôpitaux de la région seront notamment ciblés. Ils seront incités à passer le test même s’ils sont asymptomatiques. Une soixantaine de tests seront effectués chaque jour.

Ça va leur permettre de connaître leur statut, mais surtout, nous, d’aller chercher dans la population s’il y a circulation.

Dr Donald Aubin, directeur régional de la santé publique

Cette méthode permettra à la santé publique d’avoir un meilleur aperçu du niveau de circulation du virus dans la communauté, surtout qu’une hausse du nombre de cas est observée depuis le début juillet. 

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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Saguenay–Lac-St-Jean

Santé publique