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François Legault espère « beaucoup plus de discipline » dans les bars

François Legault lors d'une conférence de presse avec Denis Tardif debout en retrait.

Le premier ministre François Legault était accompagné du député caquiste de Rivière-du-Loup–Témiscouata, Denis Tardif.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le premier ministre François Legault a profité de son premier arrêt dans l'Est-du-Québec, à Rivière-du-Loup, pour discuter de divers projets régionaux et des efforts entrepris pour combattre la pandémie de COVID-19. Il s'est montré déçu du résultat de la visite d'inspecteurs dans des bars du Bas-Saint-Laurent.

Selon la direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, 36 bars dans la région ont reçu la visite d'inspecteurs. Les employés de 35 de ces établissements ne portaient pas d'équipement de protection individuelle, une situation qui a semblé préoccuper le premier ministre.

Une situation par la suite confirmée par le directeur de la Santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Dr Sylvain Leduc, qui rappelle que lorsque les employés sont en contact avec la clientèle à moins de deux mètres, ils doivent porter un masque et une protection oculaire, soit une visière.

C’est dans ce contexte là qu’on a observé que les employés dans les 35 bars sur 36 portaient soit l’un ou l’autre, mais jamais les deux, explique-t-il.

S'il a d'emblée reconnu que le nouveau coronavirus a relativement épargné la région du Bas-Saint-Laurent, le premier ministre a tout de même souligné que les travailleurs de la santé s'affairaient à se préparer pour une possible deuxième vague.

Il y a une centaine de personnes en formation pour être préposés aux bénéficiaires et ajoutés à partir du 15 septembre dans les CHSLD, a-t-il illustré.

La visite du premier ministre a également été l'occasion de discuter de divers projets régionaux, dont l'opportunité exceptionnelle de développer le tourisme dans le Bas-Saint-Laurent, a souligné M. Legault.

Ce dernier s'est également montré ouvert au développement de projet de parc éolien tel que proposé par les élus du Bas-Saint-Laurent dans le cadre des consultations régionales pour la relance économique.

Des attentes du milieu de la santé

Il a toutefois estimé que l'organisation du travail dans le réseau de la santé doit être revue car certains centres hospitaliers opéreraient avec trop d'employés pendant la semaine alors qu'il manquerait de personnel lors des fins de semaine.

Plus tôt dans la journée, dans l'attente de l'arrivée du premier ministre à Rivière-du-Loup, des représentants de la Coopérative de Paramédics du Témiscouata et de divers syndicats du milieu de la santé s'étaient rassemblés à l’Hôtel Universel afin de faire entendre leurs doléances.

Les conditions de travail, il faut que ça change. Les salaires, aussi. On est en pleine négociation et ça fait des années qu'on nous accorde 1 % ou 2 % d'augmentation, fait valoir Johanne Campagna, présidente de la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique. C'est ridicule là! Les gens sont là par cœur, parce qu'ils aiment leur métier.

Des personnes brandissent des drapeaux près d'un stationnement.

Des travailleurs du réseau de la santé attendaient l'arrivée du premier ministre François Legault à Rivière-du-Loup.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Ce que les employeurs offrent présentement, les jeunes n'en veulent pas et même les plus anciens n'en veulent pas, a pour sa part dénoncé la présidente du syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent, Cindie Soucy. Travailler jour, soir et nuit, on n'en veut pas. On veut des horaires stables, on veut être capable de concilier travail et vie familiale.

Avec les informations de Jérôme Lévesque-Boucher

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