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Deux cas présumés de COVID-19 au Nunavut

La mine de fer vue du ciel.

Le gouvernement du Nunavut annonce deux cas présumés de COVID-19 sur le site de la mine de fer Mary River, de l'entreprise Baffinland.

Photo : Baffinland Iron mines Corporation

Le gouvernement du Nunavut annonce deux cas présumés de COVID-19 à la mine de fer Mary River, dans l'est du territoire.

Les deux personnes concernées ne présentent aucun symptôme, mais elles ont immédiatement été placées en isolement, indique le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, dans un communiqué de presse.

Les personnes susceptibles d’avoir été en contact avec elles se trouvent aussi en quarantaine.

Les autorités sanitaires indiquent que les échantillons ont été envoyés dans un laboratoire de Hamilton, en Ontario, pour confirmer les résultats.

La mine de fer Mary River, qui est gérée par l’entreprise Baffinland, est située à environ 176 kilomètres au sud-ouest de Pond Inlet, sur l’île de Baffin.

Selon Baffinland, une des personnes concernées avait initialement reçu un résultat négatif à son arrivée sur le site minier, le 7 juillet. C’est à l’issue d’un deuxième test, effectué cinq jours plus tard, que le résultat s’est avéré positif.

Les échantillons de chaque employé placé en isolement ont été envoyés à Iqaluit pour être analysés par les autorités sanitaires du Nunavut, précise la compagnie minière dans un communiqué. Les analyses ont alors permis de révéler la présence d’un deuxième cas présumé positif.

La recherche de contacts menée auprès des deux employés nous a permis de démontrer que la transmission du virus n’a pas eu lieu sur le site, mais plutôt dans un foyer de contamination dans le Sud, poursuit l’entreprise.

En conférence de presse mercredi, le Dr Patterson a confirmé que ces deux individus avaient aussi été en contact, avant d’arriver à la mine, avec l’autre travailleur qui avait aussi reçu un résultat positif au début du mois de juillet, avant que les tests en laboratoire l’invalident la semaine dernière.

« Lorsque le personnel de santé de la mine a parlé davantage avec ces individus, il a été constaté que ceux-ci avaient passé du temps ensemble dans un cadre social il y a quelques semaines avant leur voyage à la mine, dit-il. C'est sur ce lien que nous nous concentrons en ce moment. »

Un test de dépistage de la COVID-19.

Le site minier dispose de la technologie de diagnostic élaborée par GuardRX, un groupe de scientifiques à but non lucratif qui dispose de son propre laboratoire dans plusieurs sites miniers.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Risques faibles de transmission

Selon le ministre de la Santé, George Hickes, les risques de transmission de COVID-19 dans les collectivités du territoire demeurent faibles.

Nous surveillons attentivement la situation, mais aucun résident du Nunavut n’a travaillé à la mine Mary River depuis le mois de mars , a-t-il fait dit.

Le ministre de la Santé du Nunavut.

Les risques de transmission à l'extérieur du site minier sont limités, selon le ministre de la Santé du Nunavut, George Hickes.

Photo : CBC / Beth Brown

Les autorités sanitaires précisent que les mesures mises en place restent pour le moment inchangées, de même que les accords sur les voyages.

Pour ce qui est du risque de transmission dans la mine de Mary River, le Dr Patterson assure qu’encore plus de travail a été fait par la minière pour limiter les contacts à risques entre les employés depuis le premier test positif.

Plusieurs fausses alertes

La situation a des airs de déjà-vu au territoire. Le 2 juillet, l’entreprise Baffinland a annoncé un premier cas présumé, qui s’est plus tard avéré négatif.

Le travailleur, qui ne présentait aucun symptôme, avait reçu deux résultats positifs consécutifs. Or, l’analyse d’un laboratoire de l’Ontario a permis de confirmer qu’il n’était pas infecté.

Vendredi, la personne concernée a pu mettre un terme à sa quarantaine, de même que les neuf personnes qui ont été en contact avec elle.

Le Dr Patterson a déclaré que les autorités sanitaires n’étaient pas en mesure de déterminer si la personne présentait des signes d’une infection mineure pendant un court laps de temps, ou si le cas était en réalité un faux positif.

Nous ne saurons peut-être jamais si la personne représentait un cas à peine détectable de COVID-19, a-t-il indiqué, vendredi, par voie de communiqué.

Le médecin hygiéniste a réitéré de faire confiance aux machines de dépistage utilisées par la mine. Selon lui, elles sont toutes aussi fiables que celles utilisées par son administration.

La seule raison pour laquelle nous ne pouvons pas dire que les cas sont confirmés c'est que les machines [de la mine et du gouvernement] ne nous ont pas donné au moins 15 résultats positifs , explique-t-il.

Le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson

Michael Patterson est le médecin hygiéniste en chef du Nunavut.

Photo : CBC / Beth Brown

Cela étant dit, aucun test au monde n’est fiable à 100%, dit-il. Même nos résultats provenant des laboratoires du Sud nous ont déjà donné un faux positif.

Le 30 avril, le gouvernement territorial a aussi annoncé un premier cas à Pond Inlet qui s’est finalement avéré un faux positif.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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