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La Commission des parcs de Vancouver permet de trouver refuge dans ses parcs la nuit

Le campement du parc Strathcona à Vancouver.

Le campement du parc Strathcona, à Vancouver, est l'un des derniers campements du genre à apparaître dans le paysage de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

La Commission des parcs de Vancouver a modifié son règlement mercredi afin de permettre de camper dans certains parcs de la ville.

La modification du règlement sur le contrôle des parcs a été adoptée de justesse à quatre contre trois mercredi matin, après deux soirs de débat et de présentation de dizaines d’intervenants.

Selon un rapport de la Ville, un nombre croissant de personnes cherchent à se loger temporairement dans des parcs et des espaces publics de la métropole britanno-colombienne en raison d’une crise de l’itinérance qui y sévit, ce qui compromet l’accès à ces lieux de même qu’à leurs installations.

Sur Twitter, la Commission des parcs fait valoir que cette révision du règlement est en conformité avec une décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique datant de 2009, reconnaissant le droit constitutionnel d’une personne de se réfugier dans un parc ou dans un espace public quand aucun autre endroit n’est disponible.

Elle avance également que la révision prévoit de mieux gérer les structures temporaires et les tentes pour ceux qui se réfugient dans les parcs.

Grâce à cette modification, des personnes pourront monter des abris dans certains parcs pour la nuit, mais ils doivent les démonter le lendemain matin à 7h au plus tard.

Par ailleurs, l’espace que peut occuper un refuge temporaire est limité à 3 m sur 3 et doit se situer à au moins 25 m d’un terrain de jeu ou d’une école.

La Commission des parcs est venue à envisager de modifier son règlement après le démantèlement de deux campements en deux mois dans la ville et l’apparition d’un troisième campement de sans-abri au parc Strathcona.

Une question qui divise

Le commissaire Camil Dumont, qui a voté pour la proposition, soutient qu’il en avait assez de la situation actuelle qui fait, selon lui, en sorte que les sans-abri sont continuellement déplacés dans la communauté.

Stuart Mackinnon, aussi commissaire, est d’avis qu’il n’avait pas le choix de voter pour l’amendement. Nous devons avoir des règlements conformes aux décisions de la cour, argue-t-il.

Le commissaire John Coupar, qui a voté contre le changement, dit qu’il l'a fait dans l’intérêt du public. Nous voulons faire preuve d’empathie, mais il y a un moment où nous devons nous assurer que les familles et les enfants sont en sécurité dans nos parcs. C'est pourquoi je ne peux appuyer le fait qu'on permet de s'installer la nuit dans nos parcs.

M. Coupar craint qu’il soit difficile de faire respecter le règlement dans les 240 parcs de la ville, alors qu’elle compte seulement 14 gardiens de parc à temps plein. Il estime aussi que de fournir du logement est une question qui relève des autres ordres de gouvernement et non de la Commission des parcs.

Katie Lewis de l’Association des résidents de Strathcona est d’accord avec ce dernier argument. Mon espoir est que ça poussera la province et le fédéral et les autres ordres de gouvernement à venir s’asseoir à la table et à commencer à parler plus largement de l’enjeu de l’itinérance et de ce qu’ils peuvent faire. Je vois cela comme une petite étape. Elle précise que de meilleures solutions pourraient être envisagées.

Enfin, Chrissy Brett, qui agit en tant qu’intermédiaire pour le campement au parc Strathcona, estime que les campeurs n’ont pas été suffisamment consultés au sujet de l’amendement. Elle avance qu’il reste à voir si la consigne de démonter les tentes à 7 h sera respectée.

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