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Une mère de famille de Caraquet plaide pour le port obligatoire du masque

Jérémie qui subit un traitement portant un masque.

Jérimie doit porter un masque pendant trois heures durant ses traitements.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Avec un fils qui souffre d’immunodéficience et une mère qui vient de se faire opérer pour deux cancers différents, Liette Lanteigne Thériault a plusieurs raisons d’être inquiète de contracter la COVID-19. Elle plaide donc pour le port obligatoire du masque, du moins dans les endroits publics intérieurs.

La mère de Mme Lanteigne Thériault a 81 ans. Elle s’est fait diagnostiquer deux cancers il y a un mois, en pleine pandémie. Un cancer du sein, puis un cancer de l’intestin. Elle a dû subir une opération importante, pour combattre les deux souches de cancer en même temps.

Liette Lanteigne Thériault a partagé la peur qui l'habite au quotidien au journaliste Janic Godin. Déjà [avant l’opération de sa mère], j’avais peur, parce que si elle attrapait la COVID-19, elle ne pouvait pas se faire opérer, et si elle ne pouvait pas se faire opérer, elle était en danger de mort. Donc on ne sortait vraiment pas de la maison, on était comme des ermites, témoigne-t-elle.

La mère de Mme Lanteigne Thériault doit maintenant se rendre à Moncton pour y subir des traitements de radiothérapie.

Avec son traitement, elle va être à risque encore, parce que le traitement affecte son système immunitaire, donc avec l’âge, le système immunitaire et tous ses cancers, c’est sûr qu’elle est à risque, appréhende sa fille.

Puis, il y a Jérémie, son garçon âgé de 10 ans qui souffre d’immunodéficience. Il est atteint de colite ulcéreuse et doit se rendre tous les mois à l’Hôpital régional Chaleur, à Bathurst.

Une famille pose près d'une rivière.

Jérémie en compagnie de son père, Mike, de sa mère, Liette, de sa soeur, Marie-Ève et d'une élève venue de Beligue, Louise De Ka.

Photo : Gracieuseté

Mon petit gars, son système immunitaire est très bas, il ne peut pas combattre [le virus]… Lui, s’il attrapait n’importe quoi comme une petite grippe ou une pneumonie, ça peut être fatal. Donc s’il pogne la COVID-19, on a aucune idée de quel effet ça aurait sur lui, donc on ne veut pas prendre de chance, s’inquiète Mme Lanteigne Thériault.

Pour subir ses traitements d’une durée de 3 h, Jérémie doit être masqué.

À la fin [du traitement], tu ne sais même plus que t’as un masque, c’est juste quand tu l’enlèves que ça fait bizarre, explique Jérémie, 10 ans.

Un appel à l’empathie

Sur son compte Facebook, la mère de famille a d’ailleurs lancé un encouragement à porter le masque aux Néo-Brunswickois mardi matin. Dans sa publication, elle explique que Jérémie doit le porter à chaque traitement.

Liette Lanteigne Thériault affirme qu’on lui a souvent servi la réponse facile de rester chez [elle] si elle avait peur de contracter le virus et de le transmettre à son fils et à sa mère. Or, elle fait déjà tout en son possible pour minimiser ses sorties.

Il faut qu’on se protège les uns les autres.

Liette Lanteigne Thériault

Certaines sorties demeurent cependant inévitables. Par exemple, la pharmacie qu’elle fréquente a cessé d’offrir le service à l’auto. Mme Lanteigne Thériault n’a donc pas le choix de s’y rendre en personne. De plus, ce ne sont pas tous les clients des commerces qui respectent les consignes de distanciation sociale, déplore-t-elle.

À son avis, l’obligation du port du masque, notamment dans les commerces, éviterait d’avoir à stresser [...] quand les autres t’approchent. Au moins, il y aurait le masque qui protégerait, argue-t-elle.

Elle plaide donc pour que le port du masque soit obligatoire, notamment dans les commerces où la distanciation sociale est impossible ou non respectée.

En attendant, elle demande aux Néo-Brunswickois de faire preuve d’empathie et de porter le masque pour protéger les gens à risque, comme sa mère et son fils.

Jusqu’à maintenant, les autorités de la santé publique n’obligent pas le port du masque dans la province. Il est cependant fortement recommandé de garder un masque à portée de mains, surtout dans les endroits où la distanciation sociale serait impossible. Certaines sociétés de transport en commun ont aussi obligé le port du masque à travers la province, c’est notamment le cas à Moncton, Fredericton et Saint-Jean.

Le port du masque est devenu obligatoire dans les transports en commun de Montréal lundi alors qu'il sera obligatoire dans tous les lieux publics intérieurs dès samedi.

Avec les informations de La matinale

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