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Angela Mancini démissionne de la Commission scolaire English-Montréal

Me Mancini assise à une table, devant des micros.

Angela Mancini a fait l'objet de nombreuses critiques alors qu'elle était à la barre de l'institution.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La présidente de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), Angela Mancini, a remis sa démission.

Elle en a fait l’annonce mardi matin sur Facebook en précisant que sa décision prenait effet immédiatement.

Je quitte la CSEM en lui souhaitant bonne chance. J’espère que les gens qui vont continuer de travailler à la CSEM le feront avec intégrité, compassion et passion, a-t-elle écrit.

Je prends une décision qui va m'aider à retrouver ma paix intérieure. Plus important encore, cette décision va permettre à ma famille de retrouver leur mère et sa famille, a-t-elle ajouté.

La CSEM est sous tutelle depuis novembre après une enquête gouvernementale qui a duré 10 mois et qui a révélé des irrégularités dans l'attribution des contrats et des problèmes avec la direction de la commission scolaire et des ressources humaines.

La députée à la retraite Marlene Jennings, administratrice de la CSEM, a commandé un rapport pour examiner les plaintes de harcèlement déposées par Mme Mancini.

L’enquête a été menée par Steven Droz de la firme Steven Droz & Associates Inc spécialisée en ressources humaines et relations de travail.

Les commissaires ont reçu à la fin juin une copie du résumé de sept pages du rapport qui lui contient 278 pages.

Le document critique sévèrement la gestion de la commission scolaire faite par l'ancienne présidente.

Mancini accusée de harcèlement

Il accuse Angela Mancini de « violer les politiques du conseil d'administration en matière de harcèlement, d'éthique et de conduite professionnelle ».

Il l'accuse également d'avoir violé la loi sur l'éducation du Québec par son implication répétée et forcée dans les opérations quotidiennes de la commission scolaire qui sont censées être laissées à la gestion du directeur général et de l'équipe administrative.

De plus, dans le rapport on apprend aussi que Mme Mancini est très fermée aux opinions qui divergent des siennes et qu’elle blâme les autres pour ses propres fautes.

L'étude a aussi recommandé au gouvernement du Québec d'interdire à Angela Mancini de pouvoir se présenter aux futures élections; son équipe fait aussi l'objet d'une telle proposition.

Cette démission survient quelques mois avant que la CSEM ne devienne un centre de service en éducation, comme les autres commissions scolaires anglophones, en raison d’une loi abolissant les commissions scolaires adoptée plus tôt cette année.

Avec les informations de CBC News

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