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Une saison agricole marquée par la sécheresse jusqu’à maintenant

Des ballots de foin dans un champ.

Des ballots de foin

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Radio-Canada

Le manque de précipitations, la sécheresse et la chaleur mènent la vie dure aux productions agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis le début de l’été. Dans son bilan de mi-saison, la Financière agricole constate l’étendue des dommages.

La Financière agricole a déjà reçu 221 avis de dommages, alors qu'elle en avait 125 l'année dernière à pareille date. Selon les données de l’organisme, la région est l’une de celles qui a cumulé le moins de précipitations depuis le mois d’avril.

Les premières fauches de foin notamment en ont subi les conséquences. Les rendements anticipés sont d’ailleurs plus bas que la normale. La floraison des plants de bleuets a aussi subi les impacts des gels tardifs au mois de juin.

Quand on a un manque de précipitations, ça cause une sécheresse régionalement, ça limite beaucoup la croissance des plantes pis ça affecte à peu près l’ensemble des cultures d'ici, explique le directeur régional de la financière, Yves Lefebvre. On a aussi observé du gel tardif dans certains endroits dans les productions de canola, de soya, mais aussi dans les bleuetières.

Depuis la dernière grande sécheresse en 2018, les producteurs n'arrivent plus à faire suffisamment de réserves.

Ça fait 2-3 ans que ça va mal, explique le producteur bovin, Jean-Thomas Maltais. Notre inventaire baisse tout le temps. On essaie toujours de se faire des réserves, mais les réserves sont au minimum. On va voir ce qu'on va faire cet hiver, si on ne baisse pas un petit peu le nombre de vaches.

Un tracteur transporte des ballots de foin.

Un tracteur transporte des ballots de foin à l'abri des intempéries et du soleil.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Une croissance plus difficile

De façon générale, le manque d’eau a empêché les productions de croître à leur plein potentiel. Ce déficit a ralenti la germination et la croissance des plantes.

Les plantes, de façon naturelle, quand elles sont en stress hydrique, avec des chaleurs, elles arrêtent de grandir ou de croître, ce qui fait que les céréales ont arrêté de pousser, mais elles ont mûri pareil les céréales, indique le président du conseil d'administration de l'UPA, Mario Théberge. Les épis sont sortis, mais ça fait des céréales bien courtes puis les rendements peuvent être affectés par ça.

Un ballot de foin dans un champ.

De nombreux champs sont touchés par la sécheresse cette saison.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Les agriculteurs qui ont repoussé la première coupe de foin cette année sont ceux qui s'en sortiront le mieux, selon M. Théberge. C'est ce qu'a fait Jean-Thomas Maltais.

C'est sûr que ça donne un bon coup de main, affirme M. Maltais. J'ai récupéré peut-être deux-trois balles à l'acre de rendement, mais il n'y a pas de qualité c'est certain, mais on va faire avec ce qu'on a.

Pas la seule région

La région n'est pas la seule à avoir des difficultés.

Ce qui est particulier cette année, c'est qu'on est 5 régions dans la province qui manquent d'eau de façon importante, ajoute M. Théberge. En 2018, il y avait ici et le Bas-Saint-Laurent, donc on a réussi a s'approvisionner ailleurs. Les producteurs qui manquent de foin dans la région, ça va être difficile de s'approvisionner dans la province, donc il va probablement falloir s'approvisionner en dehors de la province.

Avec des informations de Gabrielle Morisette

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Saguenay–Lac-St-Jean

Agriculture