•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Martin Carpentier toujours recherché, mort ou vivant

Les policiers se sont déplacés après avoir reçu une nouvelle information qui s'est révélée non fondée.

Des toutous en peluche accrochés près d'un panneau arrêt.

Des peluches ont été installées près de l'endroit où les corps des fillettes ont été retrouvés. Il s'agit d'un deuxième lieu de recueillement après celui situé au parc des Chutes-de-la-Chaudière.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Félix Morrissette-Beaulieu

Les policiers poursuivent leurs efforts pour retrouver Martin Carpentier, le père de Norah et Romy, retrouvées sans vie samedi, près de sept jours après sa disparition.

Les policiers continuent de recevoir des informations et la population semble être très à l'affût. Mercredi en avant-midi, de nombreux policiers se sont déplacés vers Lévis après qu'un signalement eut été effectué concernant une personne suspecte près du lieu de recueillement à la mémoire des soeurs Carpentier.

Un homme place un mot dans le pavillon d'un parc, rempli de peluches et de fleurs.

Le parc des Chutes-de-la-Chaudière, à Lévis, est devenu un lieu de mémoire et de recueillement pour une population bouleversée par la mort des deux fillettes. Il est situé à quelque 24 kilomètres de Saint-Apollinaire, où se déroulent les recherches depuis jeudi.

Photo : The Canadian Press / Jacques Boissinot

Finalement, la personne aperçue n'était pas le père de 44 ans.

C'est le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) qui a reçu l'appel. On est arrivés sur place, la personne n’a pas été localisée immédiatement. On pensait que ça pouvait correspondre à la description du suspect, et finalement non, explique Christian Cantin, relationniste au SPVL.

La SQ est aussi rapidement arrivée sur les lieux.

Nouvelle stratégie

Mardi, les policiers ont été avares de commentaires et la situation pourrait perdurer.

En fin de soirée mardi, la Sûreté du Québec (SQ) a publié un message sur son fil Twitter indiquant une modification de sa stratégie de communication.

Les autorités ne feront plus autant de points de presse, seulement lorsque de l'information d'intérêt public doit être transmise.

La SQ se défend de faire preuve de manque de transparence en soulignant qu'il s'agit d'une stratégie pour favoriser la suite de l'enquête.

La longue cavale de Martin Carpentier a débuté mercredi soir dernier. Il aurait eu un accident de la circulation sur l'autoroute 20, près de Saint-Apollinaire, et aurait fui la scène. C'est l'hypothèse privilégiée par la SQ. Elle croit aussi que les deux fillettes étaient dans l’habitacle lors de l'accident.

La police pourrait devoir réévaluer l'emplacement des recherches au cours des prochains jours. On va toujours se baser sur des éléments concrets pour prendre nos décisions et on évalue le tout d'heure en heure. Ça peut toujours changer notre façon de faire, a dit la sergente Ann Mathieu en entrevue mardi.

Il n'était d'ailleurs pas exclu que la SQ en vienne à réduire ses effectifs. Par contre, rien n'a encore été confirmé et la SQ précise que, si c'était le cas, ce serait parce que les informations se feraient de plus en plus rares.

Deux policiers et un chien en forêt.

Les policiers ont l'aide d'un chien pisteur pour tenter de trouver Martin Carpentier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Mardi soir, les policiers continuaient de fouiller à l'intérieur d'un périmètre de 50 kilomètres carrés, et plus précisément près des rangs Saint-Lazare et Bois-Joly.

Depuis lundi, l'hélicoptère de la SQ ne survole plus le secteur où Martin Carpentier est recherché.

Un avion fédéral procédait toujours, mardi, à une opération de détection thermique au-dessus du périmètre de recherche pour le compte de la Sûreté du Québec.

Trop tôt pour abandonner les recherches, disent deux experts

Deux experts que nous avons consultés estiment qu’il ne faut pas sous-estimer le temps qu’il faut pour fouiller de fond en comble un terrain de 50 kilomètres carrés.

Autant Marcel Savard, ex-directeur général adjoint à la Sûreté du Québec, que François Doré, policier à la retraite, sont persuadés que la SQ ne quittera pas les lieux tant que tout le boisé n’aura pas été passé au peigne fin.

Deux policiers sur des véhicules tout-terrain cherchent dans un champ.

Des policiers en VTT recherchent le principal suspect dans cette affaire, mardi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Marcel Savard évalue qu’en une journée dans un terrain extrêmement facile, on peut ratisser une dizaine de kilomètres carrés. Or, il estime que le secteur arpenté par les équipes au sol est extrêmement difficile pour la marche.

Pour moi, de dire que 6 jours plus tard, on n'a pas terminé de faire la recherche sur 50 km carrés, pour moi c'est normal.

Marcel Savard, ex-directeur général adjoint à la SQ

François Doré arrive à la même analyse. Selon lui, les policiers demeureront présents à Saint-Apollinaire jusqu’au moment où ils auront jugé que le périmètre aura été adéquatement fouillé et qu’aucun indice ne permettra de croire que le suspect pourrait toujours être à cet endroit.

A-t-il pris la fuite?

Mardi, la Sûreté du Québec a évoqué la possibilité que Martin Carpentier ait pu fuir le secteur des recherches.

François Doré souligne que les policiers font un énorme travail en coulisses, beaucoup de choses qui, contrairement au travail bien visible sur le terrain, sont impossibles à apprécier pour le grand public.

Il y a aussi des recherches invisibles qui se font. Les contacts de la personne disparue, les amis de la personne disparue, toutes des choses que l'on ne voit pas, mais on est à vérifier si ces gens-là ont eu des nouvelles, résume l’ex-policier.

Six policiers parlent près d'une voiture de police et d'un VTT.

Des policiers de la SQ participent aux recherches à Saint-Apollinaire dans le but de trouver Martin Carpentier.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

L’ex-directeur général adjoint à la SQ Marcel Savard ajoute que la décision la plus facile pour un gestionnaire d’un corps policier est de déclencher une opération d’envergure. Y mettre fin, c’est une autre paire de manches.

La décision la plus difficile, c'est de dire : "Quand nous aurons atteint notre limite, que nous aurons fait les recherches au complet, comment fait-on pour mettre fin aux recherches et que le tout soit acceptable?" Parce qu'il va rester encore des craintes dans la population. Il va rester des interrogations, conclut le spécialiste.

La chasse à l’homme se poursuit à Saint-Apollinaire

La SQ demande à toute personne qui pense avoir aperçu Martin Carpentier ou détenir une information jugée pertinente de contacter le 911 immédiatement.

Avant sa disparition, Martin Carpentier portait un t-shirt gris et un jeans. Il pèse 59 kg (130 lb) et mesure 1,78 m (5 pi 10 po).

Photo de Martin Carpentier.

Le suspect, Martin Carpentier, 44 ans, de Lévis, pèse 59 kg (130 livres) et mesure 1,78 mètre (5 pieds 10)

Photo : Alerte Amber

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Disparition