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Un projet de loi pour l'enseignement des langues autochtones au Nouveau-Brunswick

Des affiches avec des illustrations et des mots en anglais et en micmac sont posées sur le mur.

Du vocabulaire en langue micmaque est affiché sur les murs d'une classe micmaque de Gesgapegiag, au Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Un projet de loi visant à modifier le programme scolaire des élèves du Nouveau-Brunswick pour y inclure l’enseignement des langues autochtones a franchi un pas de plus vers son adoption.

Les députés des quatre partis ont voté mardi après-midi en faveur du projet de loi qui a été présenté le mois dernier par la députée Megan Mitton, du Parti vert.

Il y a une longue histoire d’exclusion systématique des langues autochtones dans notre système scolaire public, a expliqué Megan Mitton au cours du débat. Ce sera l’occasion de revitaliser ces langues dans notre système scolaire public.

Megan Mitton devant un drapeau du Nouveau-Brunswick.

Megan Mitton, députée du Parti vert

Photo : Radio-Canada

Si ce projet est adopté, une loi sur l'enseignement de l'histoire autochtone sera modifiée pour y inclure l'enseignement des langues.

Cette loi avait été adoptée en 2017 après le dépôt d'un projet de loi du chef du Parti vert, David Coon.

Selon Megan Mitton, l’objectif n’est pas de faire en sorte que tous les écoliers du Nouveau-Brunswick parlent couramment les langues, mais de favoriser une compréhension de celles-ci.

L'opposition en faveur du projet

Les progressistes-conservateurs, les libéraux et les alliancistes se sont tous prononcés, mardi après-midi, en faveur du projet de loi de Megan Mitton. Personne ne s’y est opposé.

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, a manifesté son accord avec le projet, affirmant que cela fait partie d’un processus indispensable que cette province et ce pays doivent entreprendre.

Il a toutefois apporté un amendement pour élargir son spectre. Il a aussi changé quelques termes employés.

Le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, dans son bureau.

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy (archives)

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le député libéral Chuck Chiasson et la députée de l’Alliance des gens Michelle Conroy ont tous deux soutenu le projet de loi de Megan Mitton, mais ont demandé comment il sera mis en œuvre.

Megan Mitton a répondu que l’objectif de sa législation n’était pas de prescrire une approche spécifique, mais de créer une exigence générale.

Le ministère devra alors travailler sur le programme et sur sa mise en œuvre, tout en faisant de la consultation avec les Premières Nations, a-t-elle dit. Il peut y avoir différentes façons de procéder.

Demande d’enquête

Megan Mitton a présenté son projet de loi le 16 juin, alors que les chefs des Premières Nations demandaient au gouvernement Higgs d’ouvrir une enquête sur la façon dont les populations autochtones sont traitées par la police et le système judiciaire.

Ces appels ont été lancés après que deux Autochtones, Chantel Moore et Rodney Levi, eurent été abattus par la police lors de deux événements distincts qui font l’objet d’une enquête par le Bureau des enquêtes indépendantes du Québec.

Le ministre des Affaires autochtones, Jake Stewart, soutient l’idée d’une enquête, mais n’a pas encore convaincu le premier ministre Blaine Higgs.

Dominic Cardy a déclaré mardi que ce projet de loi est une occasion en tant que législateurs de participer à l’évolution vers une forme de réparation, mais aussi d’établir une sorte de fondation pour une relation plus harmonieuse à l’avenir.

Megan Mitton affirme qu’il y a moins de 100 locuteurs du wolastoqey et moins de 200 qui parlent le micmac.

L’année dernière, le gouvernement fédéral a adopté une loi sur les langues autochtones en réponse aux appels de la Commission de vérité et réconciliation pour la préservation et la revitalisation des langues autochtones.

La loi définit un système de financement pour ces langues.

Avec les informations de Jacques Poitras de CBC

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