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Des commerçants de Sherbrooke « désavantagés » par l’oasis urbaine

Des tables disposées dans l'oasis urbaine au centre-ville de Sherbrooke.

L’oasis urbaine est installée au centre-ville de Sherbrooke jusqu'en octobre.

Photo : Radio-Canada / John Naïs

Radio-Canada

L’oasis urbaine installée au centre-ville de Sherbrooke, dans laquelle la consommation d’alcool est notamment permise, nuirait à certains établissements, déplorent des commerçants.

Nous, en tant que microbrasserie, on vend de la bière en fût. On n’a même pas le droit de vendre de l’alcool pour l’oasis. Ça fait que les gens ne peuvent pas venir chercher une consommation ou une bière et se déplacer vers là-bas, regrette Charles Gagné, copropriétaire du Boquébière.

Selon lui, les propriétaires de bar seraient désavantagés par rapport à cet espace éphémère, qui fait partie du projet Wellington-sur-Mer, et qui sera en place jusqu’au mois d’octobre.

M. Gagné affirme par ailleurs avoir discuté plusieurs fois de cette problématique avec Commerce Sherbrooke.

Je leur ai demandé: "est-ce que ça fait du sens que je ne peux pas servir une bière dans un verre compostable et que la personne peut s'acheter une bouteille ailleurs, faire 20 pas pour se rendre à l’oasis et [se servir] dans un verre rendu là-bas?" poursuit-il.

Comme seule réponse, Commerce Sherbrooke lui aurait demandé de s’adresser à la Ville si la situation lui déplaisait.

Ils comprenaient qu’il y avait une certaine aberration par rapport à ça. Mais ils disaient que c’était le règlement municipal, qu’on ne pouvait rien changer.

Charles Gagné, copropriétaire du Boquébière

Charles Gagné a par ailleurs demandé à consulter la réglementation détaillée pour voir quelle était la différence entre un verre compostable fermé et une canette ou une bouteille. Jusqu’à présent, on n’a pas eu de réponse, indique-t-il.

De son côté, Charles Picard-Duquette, propriétaire de la Buvette du Centro, estime que l’initiative de l’oasis urbaine est plutôt réussie.

C’est une bonne initiative que la Ville a prise. Elle a fait ça pour aider les commerçants avant tout. Comme dans tout projet, il peut y avoir des éléments négatifs, lance-t-il en entrevue avec Radio-Canada Estrie.

Pas de respect des règles de sécurité?

Au regret de certains, les règles de sécurité sanitaires ne seraient pas respectées à cet emplacement. Les gens arrivent ici et ne se nettoient pas les mains avant de toucher les installations. J’y vois un potentiel risque de contamination, redoute Amélie Poulain, résidente de la rue Wellington Nord.

Du côté de la Ville de Sherbrooke, on assure respecter les normes de la santé publique. Les normes ne sont pas les mêmes pour les lieux intérieurs et extérieurs, soutient la conseillère Chantal L’Espérance, qui est également présidente du comité de revitalisation du centre-ville de Sherbrooke.

Quand vous allez dans un parc, on ne désinfecte pas la glissoire à chaque fois qu’un enfant l’utilise, poursuit-elle.

Mme L’Espérance indique néanmoins que tout le mobilier urbain dans l’oasis est désinfecté une fois par jour. C’est le seul endroit dans la Ville où on fait ça, souligne-t-elle.

Chantal L’Espérance précise également qu’une station de lavage est à la disposition des Sherbrookois à proximité de l’oasis urbaine pour leur permettre de se désinfecter les mains.

Les tables de pique-nique, qui sont censées être espacées de deux mètres et fixées dans le sol, ne l’étaient pas lors du passage de notre journaliste, mardi en journée. Une situation que déplore Amélie Poulain.

Il y a des tables qui ont été collées ensemble. Il n’y a clairement aucun respect des règles de sécurité, estime-t-elle.

Avec les informations d'Étienne Ravary

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