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Un contrat entre la Saskatchewan et l’organisme UNIS fait sourciller l’opposition

Ryan Meili en point de presse à l'Assemblée législative.

Selon le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan, le gouvernement de Scott Moe a octroyé un contrat à l'organisme UNIS après que le premier ministre se fut rendu au Kenya avec sa femme et l'un des cofondateurs de l'organisme.

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Radio-Canada

Le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan demande des explications au premier ministre Scott Moe au sujet de l’octroi d’un contrat de 260 000 $ à l’organisme UNIS, et ce, après un voyage de ce dernier au Kenya cet hiver avec l’un de ses cofondateurs, Craig Kielburger.

Selon l’opposition, cette série d’événements soulève des préoccupations à propos de la valeur du contrat destiné à la mise sur pied d’un projet-pilote en santé mentale dans les écoles de la Saskatchewan.

Nous voulons plus de précisions en ce qui concerne le contrat. De ce que je comprends, c’est une entente d’un an avec la possibilité d’un renouvellement qui a été accordé à UNIS sans qu’une autre entité ne soit capable de répondre aux exigences du contrat. Je trouve ça difficile à croire, affirme la porte-parole de l’opposition en matière d’éducation, Carla Beck.

Cette dernière trouve également surprenant que la province ait décidé de faire affaire avec une organisation extérieure à la province pour répondre aux besoins des élèves en Saskatchewan, d’autant plus que les services offerts par l’organisme UNIS sont, selon elle, largement disponibles gratuitement en ligne.

Le fait que l’organisme de bienfaisance en question fasse l’objet d’un examen minutieux en ce moment ne fait qu’accentuer nos inquiétudes.

Carla Beck, porte-parole du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan en matière d’éducation
Carla Beck devant des micros en train de répondre aux questions des journalistes.

La porte-parole du Nouveau parti démocratique de la Saskatchewan en matière d'éducation, Carla Beck.

Photo : Radio-Canada / Matt Howard

Au cours des dernières semaines, l’organisme, connu sous le nom de WE Charity en anglais, a été frappé de plein fouet par une controverse entourant ses liens avec la famille du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, mais aussi avec le ministre des Finances, Bill Morneau.

L’organisme UNIS aurait reçu d’Ottawa un contrat de 19,5 millions de dollars pour la gestion des 900 millions de dollars de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

Le commissaire fédéral aux conflits d’intérêts et à l’éthique a pour sa part lancé une enquête au début du mois de juillet pour faire la lumière dans ce dossier.

Le gouvernement se défend

Le premier ministre était au courant de la proposition en ce qui a trait au projet-pilote en santé mentale, affirme ans, dans un courriel, l’attaché de presse de Scott Moe, Jim Billington.

Ce dernier soutient également que le projet-pilote a fait l’objet d’une diligence raisonnable sans aucune implication du premier ministre ou des membres du Cabinet, mais que le programme fait toujours l’objet de discussions et de négociations au sein du gouvernement.

Jim Billington confirme que le processus d’appel d’offres pour obtenir le contrat a été respecté et qu’il s’est terminé le 29 mai dernier.

Scott Moe en mêlée de presse.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, s'est bel et bien rendu au Kenya pour un voyage organisé par l'organisme UNIS en décembre dernier, selon son attaché de presse.

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Il précise également que Scott Moe et sa femme se sont bien rendus au Kenya dans le cadre d’un voyage à but caritatif organisé par l’organisme UNIS en décembre 2019, mais que les déplacements étaient à leurs frais et qu'ils n'ont pas été payés pour y participer.

Le voyage aurait également, selon l’attaché de presse de Scott Moe, été divulgué de manière proactive au commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique de la Saskatchewan pour s’assurer qu’il n’y avait aucun conflit d’intérêts.

Jim Billington indique d’ailleurs que le commissaire ne s’est pas opposé à ce voyage.

Avec les informations de Grégory Wilson

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