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Gym et port du masque font un étrange mélange, selon des propriétaires

Le reportage d'Alexane Drolet

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Félix Morrissette-Beaulieu

Des propriétaires de centre d’entraînement appréhendent l’imposition du masque dans leur établissement. À compter du 18 juillet, les clients devront porter un masque entre chaque appareil.

Entre chaque exercice, le masque devra être porté. Ce que confirme le bureau de la ministre Isabelle Charest, responsable des loisirs et du sport. Il n’est pas obligatoire de porter le masque lors d’une activité physique, par exemple lors de l’utilisation d’un appareil de conditionnement physique ou dans un entraînement de spinning, par contre le masque devra être porté dans les déplacements et dans les lieux communs, est-il précisé dans un courriel.

Travailler, forcer, s’entraîner avec un masque, ce n’est pas l’idéal, lance l’entraîneur physique et propriétaire du Centre Elite Factor, à Québec, Pascal Champagne, même si la mesure n'impose pas cet usage du masque.

Je pense qu’il y a certaines personnes qui vont nous faire connaître leur mécontentement, croit-il. Ce n’est pas nous qui imposons ça à nos membres. C’est le gouvernement. Nous, on est pris entre les deux, prévient le propriétaire.

Chaque appareil est désinfecté après chaque utilisation.

Chaque appareil doit être désinfecté après chaque utilisation.

Photo : Radio-Canada

Outre la difficulté à respirer, les propriétaires ne veulent pas jouer à la police.

On va devoir être vigilant. On est conscient qu’il va y avoir un petit défi d’organisation. Notre rôle, ce n’est pas d’être une police. Je pense qu’on n’en viendra pas à ça, espère le propriétaire.

C’est la gérance de tout ça qui va être difficile, croit de son côté Daniel Marino, propriétaire du Mega Gym Fitness, aussi à Québec.

Va-t-on appeler le 911 chaque fois qu’un gars ne voudra pas mettre son masque?

Daniel Marino, propriétaire, Mega Gym Fitness

Mes employés me l’ont déjà dit, ils ne veulent pas jouer à la police, prévient le propriétaire.

Le propriétaire d'une salle d'entraînement discute avec un client.

Le propriétaire du Mega Gym Fitness, à Québec, Daniel Marino.

Photo : Radio-Canada

Il demande au gouvernement d’être indulgent. C’est déjà dur présentement pour essayer de sortir la tête de l’eau pour donner satisfaction à nos clients. Ce n’est plus drôle.

Défis

Le masque est aussi peu compatible avec l’encadrement de certains clients.

Une de mes clientes est sourde, illustre Julie Gélinas, kinésiologue au Méga Gym Fitness.

Si Mme Gélinas doit porter le masque, elle perd toute communication avec elle, puisque lire sur les lèvres devient impossible. C’est super important d’avoir le contact au niveau visuel.

J’ai déjà des annulations à la suite de l’annonce. Déjà, des gens vont refuser de venir s’entraîner, même s’ils en ont besoin pour leur santé.

Les athlètes de haut niveau sont aussi à risques, selon elle. J’ai peur que ça empêche mes gens de performer.

À qui revient la responsabilité ?

La question de savoir qui fera respecter les règles dans un établissement comme le Grand Marché de Québec, où plusieurs commerçants s’y trouvent, est aussi en suspens.

Ça suscite beaucoup de questions sur comment contrôler [le masque] et aussi sur comment la relation entre le client et le vendeur va se faire, explique le directeur général de la Corporation des horticulteurs de Québec, Daniel Tremblay

Un marchand s'adresse à une cliente au Grand Marché de Québec.

Un marchand s'adresse à une cliente au Grand Marché de Québec.

Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

Qu'est-ce qu'on fait avec un client qui est dans le marché et qui refuse de mettre son masque? Les employés ne sont pas formés pour maîtriser un client et le mettre à la porte. À qui revient la responsabilité?

Le port du masque sera obligatoire dans tous les lieux publics intérieurs du Québec à compter du 18 juillet.

Avec les informations d'Alexane Drolet

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