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Une nouvelle coopérative veut connecter Gatineau au reste du Québec par la voie des airs

La bâtiment principal de l'aéroport de Gatineau.

Aucun vol ne relie présentement Gatineau au reste du Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une nouvelle coopérative de transport aérien cherche à combler le vide laissé par le retrait d’Air Canada de certaines régions du Québec. L’entreprise Treq souhaite aussi créer de nouvelles connexions dans la province, notamment avec des vols en provenance et à destination de Gatineau.

Un aller simple de Gatineau vers Montréal pourrait coûter 98 $, taxes incluses, avance le fondateur de Treq, Serge Larivière. Une personne pourrait venir stationner à l’aéroport de Gatineau, embarquer pour Montréal et poursuivre sa route avec un autre transporteur, note-t-il en guise d’exemple.

Ce dernier n’exclut pas non plus la possibilité que l’aéroport de Gatineau puisse être le point de départ vers des destinations à l’étranger. Il y a aussi des discussions pour faire ce qu’on appelle dans notre jargon des interlignes avec des transporteurs aériens internationaux pour offrir des billets Gatineau-Paris ou Gatineau sur le reste du monde, laisse entrevoir M. Larivière.

Un appareil Q400 de Bombardier.

La flotte de Treq est composée pour l'instant de cinq avions Q400 de Bombardier. Chacun peut accueillir 78 passagers (archives).

Photo : La Presse canadienne / Aaron Vincent Elkaim

M. Larivière, qui dirige aussi l’aéroport international de Mont-Tremblant, concède cependant que de faire décoller une entreprise dédiée au transport aérien alors que le tourisme et l’économie sont mis à mal comme jamais auparavant est plus facile à dire qu’à faire.

On espère et on compte sur la bonne nouvelle que la COVID pourra être réglée d’ici un an et que le trafic aérien pourra reprendre un niveau un peu plus normal.

Serge Larivière, fondateur de Treq

Quelque part, c’est cette crise qui ouvre cette fenêtre d’opportunité là par le retrait d’Air Canada de plusieurs destinations, mais le trafic doit être au rendez-vous, souligne-t-il. Il faudra aussi que l’aéroport lui-même soit adapté avant de recevoir les appareils de Treq.

Optimisme prudent

Est-ce qu’on est intéressés? Oui, on est intéressés. Est-ce que ça va être profitable pour Gatineau, pour l’aéroport? On va voir, lance pour sa part le président du conseil d’administration de l’aéroport de Gatineau, Gilles Lalonde.

On ne peut pas s’engager à éponger des pertes si on n’a pas de revenus qui viendraient avec ces choses-là.

Gilles Lalonde, président du conseil d’administration de l’aéroport de Gatineau

L’aide que pourrait fournir l’aéroport à Treq serait très limitée, met en garde M. Lalonde. On a le mandat de la Ville d’opérer à l’intérieur d’un certain budget et de grandir autant qu’on peut, on ne peut pas se permettre d’éponger des pertes , explique-t-il. Un promoteur qui veut installer un projet [...] doit vraiment être capable de se supporter lui-même.

Gilles Lalonde en entrevue à la caméra de Radio-Canada sur la piste de décolalge de l'aéroport de Gatineau.

Gilles Lalonde, le président du conseil d'administration de l'aéroport de Gatineau, souligne que le projet, même s'il est intéressant, devra être financièrement viable.

Photo : Radio-Canada

Outre Treq, l’aéroport de Gatineau est en discussion avec d’autres transporteurs pour offrir des vols vers d’autres régions. Il n’y a présentement aucun vol vers d’autres destinations en partance de Gatineau.

Avec les informations de Laurie Trudel

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