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Archives

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien célèbre ses 60 ans

Un louveteau et sa mère au Zoo sauvage de Saint-Félicien en 1997.

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien a ouvert ses portes en 1960.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 17 juillet 1960, le Zoo sauvage de Saint-Félicien, situé au Lac-Saint-Jean, ouvrait ses portes. Au fil des années, cet établissement est devenu un important centre d’étude et de conservation des habitats boréaux.

Le monde à l'envers

On a voulu tout placer l'animal dans son milieu. […] C'est une expérience qui est assez originale, qui est unique en Amérique du Nord, pour ne pas dire dans le monde entier.

Ghislain Gagnon, 1973
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Réseau soleil, 6 juillet 1973

Le 6 juillet 1973, l’émission Réseau soleil présente une entrevue réalisée par l'animatrice Suzanne Valéry avec le fondateur du Zoo sauvage de Saint-Félicien Ghislain Gagnon.

Si en 1960 l’endroit relève à sa création du zoo traditionnel, Ghislain Gagnon change vite de philosophie en lisant le zoologue et vulgarisateur scientifique britannique Desmond Morris.

Desmond Morris croit qu’un zoo moderne devrait offrir à ses visiteurs des habitats naturels où le comportement normal des animaux pourrait être observé.

Ghislain Gagnon se met donc à construire un zoo où les bêtes ne sont plus enfermées dans des cages ou placées derrière d’imposants grillages.

C’est dans cette perspective qu’en 1972 est créé le Parc des sentiers de la nature.

C’est un peu le monde à l’envers dans ce parc.

Au contraire des zoos traditionnels, ce sont les visiteurs qui y sont enfermés!

En effet, les humains doivent parcourir les lieux dans un train grillagé. Mais cette perte temporaire de liberté en vaut la peine.

Depuis ce train, les visiteurs de nos jours peuvent observer plus de 1000 animaux représentant 90 espèces de tous les coins de l’Amérique du Nord et d’ailleurs.

On peut y apercevoir une meute de loups, des familles d’ours noirs, des orignaux et des wapitis, entre autres.

S’ajoutent à ce bestiaire nord-américain des animaux plus exotiques, comme les macaques japonais.

On peut y admirer aussi des reconstitutions historiques d’un camp de bûcheron par exemple ou encore d’un poste de traite de fourrure.

Quatre kilomètres et demi de sentiers pédestres peuvent aussi être explorés sur ces lieux.

En 2000, un centre de conservation de la biodiversité boréale est inauguré. En 2002, s’ajoute le borelarium avec ses salles de cinéma et leurs effets spéciaux.

Tout ceci fait du Zoo sauvage de Saint-Félicien un des plus grands milieux éducatifs et scientifiques consacrés à l’étude et à la préservation de l’environnement boréal.

Dans l'entrevue de 1973, Ghislain Gagnon nous raconte que la cohabitation entre les espèces animales a été beaucoup plus facile que les biologistes ne l'avaient cru au tout début du projet.

L'entrevue comprend aussi des images silencieuses, tournées en 1973, des habitants des lieux.

Une vie de gardienne de zoo

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C'est ça la vie, 14 septembre 2010

Le 14 septembre 2010, le chroniqueur Christian Milette présente à l’émission C’est ça la vie un reportage sur le travail de Joanie Boudreault qui est gardienne au Zoo sauvage de Saint-Félicien.

Joanie Boudreault est chargée de nourrir les animaux dans les immenses enclos du zoo.

Les bêtes dont elle s'occupe, ce sont des ours noirs, des orignaux, des caribous entre autres.

C’est un travail où il y a toujours des imprévus et où il faut être vigilant, car ces animaux peuvent, même sans le vouloir, vous blesser.

Il faut aussi être plus malins qu’eux, car certaines de ces bêtes ont plus d’un tour dans leur sac pour se faire nourrir deux fois plutôt qu’une!

Un zoo pouponnière

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Téléjournal, 3 juillet 1997

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien est aussi une véritable pouponnière comme l’a constaté le journaliste Paul Toutant en préparant un reportage qu’il a présenté au Téléjournal le 3 juillet 1997 et qu’anime ce jour-là Céline Galipeau.

Tout est fait pour que les lieux soient propices à la reproduction et aux naissances. Et ça fonctionne. Du canard à l’ours noir en passant par le bison, ça fourmille de marmaille.

On aperçoit même dans le reportage un Paul Toutant un peu stupéfait en grande discussion avec un bébé orignal à peine plus petit que le reporter et pas du tout effarouché par ce dernier.

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien peut aussi s’enorgueillir de naissances exceptionnelles.

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La survie d'une région, 12 avril 2004

C’est le cas de la mise au monde en 2004 de six bébés carcajous qu'a immortalisé un reportage de la journaliste Linda Bergeron à l’émission La survie d’une région le 12 avril 2004.

Le carcajou est une espèce vivant dans l’est du Canada, en Russie et en Alaska. Elle est aujourd’hui en voie d’extinction.

Proche parent de la moufette et du vison, on ne le retrouve plus à l’état sauvage depuis la deuxième partie des années 1960.

Le carcajou se reproduit mal en captivité en partie parce qu’on connaît assez peu ses mœurs et son comportement.

C’était donc tout un exploit pour le Zoo de Saint-Félicien que de voir naître ces bébés carcajous.

Pour la petite histoire, en 2018 et 2019, le personnel du zoo a eu une frousse.

Deux de leurs carcajous se sont échappés. Mais après une période où elles avaient pris la poudre d'escampette, les deux bêtes ont été retrouvées tout près du Zoo sauvage de Saint-Félicien.

C’est quand même difficile de quitter un endroit où on est si bien traité…

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