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Le dernier épisode de canicule a fait 7 morts à Montréal

Des aînés marchent sur un trottoir.

Depuis le printemps, il y a eu des périodes de grande chaleur dans la métropole.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les deux épisodes de chaleur extrême survenus à Montréal cet été auraient sans doute fait plus de victimes n’eût été la COVID-19. À ce jour, 14 signalements de décès liés potentiellement à la chaleur ont été enregistrés à Montréal, dont 7 la semaine dernière.

Comme le mentionne Maxime Roy, médecin-conseil à la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP), l’explication qu’on tente de valider, c’est qu’il y aurait eu un phénomène de déplacement de mortalité.

On a traversé la pandémie de COVID-19 où plusieurs personnes âgées ou avec des maladies chroniques sont décédées, rappelle M.Roy. Ces personnes auraient été à risque lors des épisodes de canicule cet été et en seraient peut-être décédées.

Il faut dire que Montréal a été l’épicentre des décès liés à la COVID-19. Au pire de la crise au printemps, on enregistrait jusqu’à 500 décès par semaine à Montréal liés au virus.

Un progrès depuis 2018

En 2018, un épisode de chaleur extrême à la fin juin avait fait 66 victimes à Montréal : des gens vivant seuls sans climatiseur, avec des problèmes de santé chronique (hypertension, diabète) ou des troubles psychotiques.

La gravité de la situation avait été telle que la coroner en chef Pascale Descary songeait à déclencher une enquête publique.

Dans son rapport bilan, la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal recommandait notamment de mieux cibler les personnes vulnérables ainsi que mieux cibler les milieux de vie à risque.

Selon le médecin-conseil à la DRSP, on a fait du progrès depuis deux ans pour mieux identifier les bâtiments propices à accumuler la chaleur. Les pompiers, les policiers, le milieu communautaire font du porte-à-porte pour s’assurer que les gens ont pris des mesures d’atténuation de la chaleur.

Selon M. Roy, il y a cependant encore du travail à faire afin de mettre sur pied un genre de registre des personnes vulnérables, des personnes à risque.

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