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La Colombie-Britannique prévoit un déficit de plus de 12,5 G$

Carole James parle devant un lutrin.

La ministre des Finances, Carole James, a confié que les prévisions resteraient vagues en raison de nombreuses incertitudes.

Photo : CBC / Mike McArthur

Radio-Canada

Le gouvernement de la Colombie-Britannique prévoit un déficit de plus de 12,5 milliards de dollars pour 2020-2021, selon la ministre des Finances, Carole James. Elle en a fait l'annonce lors d’une mise à jour financière dévoilant les conséquences de la pandémie sur l’économie mardi.

Le scénario actuel prévoit une baisse de 6,8 % du produit intérieur brut (PIB) réel de la Colombie-Britannique en 2020. Ce pourrait être le pire ralentissement dans l’histoire récente de la province, selon la ministre Carole James.

Le taux de chômage en juin, malgré une baisse timide depuis mai, demeure à 13 %. Il s’agit du niveau le plus élevé atteint depuis 1987, selon le gouvernement, alors qu’il n’était qu’à 5 % en février. Chez les jeunes, le taux de chômage atteint 29 %.

“Il n’y a aucun doute que la COVID-19 affecte les Britanno-Colombiens de façons inégales. Elle discrimine sur l’âge, le genre, le niveau de revenu et le secteur dans lequel vous travaillez”

Carole James, ministre des finances de la Colombie-Britannique

Les secteurs les plus affectés, sans surprise, sont ceux du commerce de détail, de l’alimentation et de l'hébergement. Les femmes sont plus à risque d’avoir perdu leur emploi, a précisé la ministre James.

Avant le début de la pandémie, la province avait prévu des surplus de 227 millions de dollars. Le ratio entre la dette et le PIB augmente significativement, passant de 15,5 % à 22 %, mais demeure abordable, selon le gouvernement.

Pas le temps de couper

L’équilibre du budget n’est pas une priorité à court terme. Ce ne serait pas bon pour la reprise économique de faire des coupures maintenant, explique Carole James. Selon elle, les diverses mesures de soutien sont essentielles pour reconstruire l’économie de la province.

Elle n’écarte d’ailleurs pas la porte à plus de dépenses. S’il y a plus de besoins, nous allons en faire plus, affirme la ministre des Finances. Le gouvernement n’envisage pas non plus de hausse des taxes pour l’instant.

En mars, la Colombie-Britannique a annoncé un plan d'action de 5 milliards de dollars pour soutenir l'économie en crise.

Pour sa part, le gouvernement fédéral, dans son portrait économique présenté le 8 juillet, prévoit un déficit de 343,2 milliards de dollars pour l'exercice 2020-2021.

En juin, le gouvernement provincial a déposé un projet de loi pour se permettre d'être en déficit pendant trois ans. Carole James précise que cette mesure sera réévaluée chaque année.

De l’incertitude demeure

Toutefois, Carole James dit qu'elle ne peut prédire combien de temps prendra la reprise économique. Selon elle, cela reviendrait à essayer de lire l'avenir dans une boule de cristal, alors que tant de pièces manquent encore.

Beaucoup d’incertitude persiste, et le gouvernement précise que les nouvelles prévisions sont sujettes à révision. Une résurgence des cas de COVID-19, l’émergence d’un traitement, et le niveau de confiance des consommateurs et des entreprises font partie des facteurs qui pourraient influencer les prédictions.

La province n'est toutefois pas à l'abri d'une deuxième vague, selon les autorités de la santé, et elle dépend de ses exportations vers le reste du Canada et les États-Unis, où la pandémie fait toujours rage.

La reprise économique dépend d’abord et avant tout de l’état de la santé publique, selon la ministre James. “La priorité est de suivre les recommandations de la Dre Bonnie Henry et du ministre Adrian Dix”, afin de remettre sur pied l’économie de la province.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure
Avec les informations de La Presse canadienne

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Colombie-Britannique et Yukon

Économie