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Croisières : 32 milliards de litres d’eaux usées en moins en raison de la pandémie

La lumière du lever du soleil est reflétée sur les nombreuses vitres du bateau.

Stand.earth avance que l'industrie de la croisière a explosé sur la côte ouest durant la dernière décennie.

Photo : Radio-Canada

Les restrictions imposées aux bateaux de croisière en raison de la pandémie de la COVID-19 ont permis d’éviter que plus de 32 milliards de litres d’eau polluée ne soient déversés le long de la côte ouest de la Colombie-Britannique cette année, selon le groupe environnemental Stand.earth. 

Dans un rapport  (Nouvelle fenêtre)(en anglais) publié mardi, le groupe avance qu’il s’agit d’une quantité d’eau équivalente à celle pouvant être contenue dans 13 000 piscines olympiques. Selon lui, les eaux usées qui sont habituellement rejetées dans le Pacifique à cause de l’industrie de la croisière comptent des polluants, dont des coliformes fécaux, de l’ammoniac et des métaux lourds qui sont néfastes pour les organismes aquatiques et pour les écosystèmes des côtes.  

Anna Barford, militante au sein de Stand.earth, soutient que l’industrie de la croisière était en plein essor avant la pandémie et que ces problèmes de pollution s'aggraveront si le gouvernement canadien n’intervient pas. Si le gouvernement est vraiment engagé à mieux reconstruire, cela signifie que Transports Canada doit agir maintenant pour assurer des règles plus fortes afin que les compagnies de croisière cessent de rejeter des milliards de litres de pollution sur nos côtes, affirme-t-elle, dans un communiqué. 

Mme Barford plaide aussi pour que les croisiéristes équipent leurs navires de meilleurs appareils de traitement des eaux et que le gouvernement mette en place des normes pour que les compagnies veillent à leur entretien. 

L'organisme demande aussi que soient imposé à ces dernières l'achat de système de propulsion à émissions zéro déchets d’ici 2030 et la décarbonisation complète de la flotte de navires de croisière d’ici 2050.

Une communauté autochtone en appui

Pour sa part, Judith Sayers, présidente du conseil tribal Nuu-chah-nulth soutient les demandes de Stand.earth. Elle est d’avis que l’industrie des croisières n’est pas suffisamment réglementée par Ottawa.

Nous travaillons avec le gouvernement fédéral pour protéger une région marine, mais pourquoi protéger des régions de l’océan quand ce genre de déversement se produit ailleurs?

Judith Sayers, présidente du conseil tribal Nuu-chah-nulth

En mai dernier, le gouvernement du Canada a annoncé que les croisières internationales regroupant plus de 100 personnes ne reprendront pas avant la fin du mois d’octobre. Le ministre des Transports, Marc Garneau, avait confirmé que cette mesure pourrait faire perdre plus de 1 milliard de dollars à l’économie canadienne.

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Colombie-Britannique et Yukon

Pollution