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Un lieu d'enfouissement à Saint-Moïse pour La Matapédia et La Mitis

Un conteneur de déchets devant le site d'enfouissement technique de Rimouski.

Des meubles incluant des divans pourront avoir une deuxième vie en étant vendus à la Friperie de l'Est au lieu d'être enfouis.

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Les MRC de La Matapédia et de La Mitis vont de l'avant avec leur projet de traiter leurs matières résiduelles sur leur territoire.

La Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles formée par les deux MRC vient d'emprunter 1,3 million de dollars pour acquérir un terrain et lancer une première étude en vue de traiter sur place les déchets et le compost, au lieu de les envoyer dans la MRC de Rivière-du-Loup.

Le projet se veut économique, mais surtout écologique.

Économique, parce que les deux MRC prévoient que le coût pour traiter les déchets et les matières organiques passerait de 2,8 à 2,3 millions de dollars si le traitement s'effectuait sur place. Il s'agit d'une économie de 500 000 $ par an.

Le projet sera également écologique, car il éviterait chaque année 85 000 kilomètres de transport par camion vers Cacouna, où se situent le site d'enfouissement et l'usine de biométhanisation de la MRC de Rivière-du-Loup.

De plus, le nouveau lieu d'enfouissement technique (LET) utiliserait la technique du ballot compressé, ce qui se traduirait par des émissions plus faibles en GES, tout en occupant un espace plus restreint.

C'est ça l'enjeu dans un LET, l'espace, mentionne le directeur de la Régie, Vincent Dufour, qui ajoute que le site aurait une durée de vie d'au moins 35 ans.

Un grand tas de compost brun, à l'extérieur. Au sommet, une pancarte blanche indique "compost".

Le produit final du compostage, le compost, est vendu aux agriculteurs, pépinières, épiceries, centres de jardinage.

Photo : Radio-Canada / Craig Chivers

Les citoyens des deux MRC auraient aussi accès à un compost local pour enrichir leur potager.

L'objectif, c'est la consommation dans un circuit court et la disposition dans un circuit court, indique le maire d'Amqui, Pierre D'Amours, qui n'hésite pas à dire que la valorisation des matières résiduelles constitue un potentiel de développement.

Le projet, appelé Multiplateforme parce qu'il intégrerait aussi un écocentre, est estimé à 10 millions de dollars.

Consultations cet automne

Par ailleurs, la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles Matapédia-Mitis entend lancer les études environnementales et les consultations publiques dès cet automne.

Le directeur de l'organisme s'attend aussi à ce que le Bureau d'audience publique en environnement, le BAPE, étudie le projet de façon approfondie, dans un second temps.

Carte identifiant le village de St-Moïse dans la Matapédia.

La Multiplateforme, comprenant le lieu d'enfouissement, le compostage et l'écocentre, serait situé près de l'intersection de la route Otis et du premier rang, à Saint-Moïse, à mi-chemin entre Mont-Joli et Amqui.

Photo : Radio-Canada

Le site de Saint-Moïse a été ciblé parce qu'un terrain qui répondait à tous les critères était à vendre, mais il n'est pas exclu d'adopter un plan B au terme de ces consultations.

Le projet Multiplateforme serait situé dans un secteur près de l'intersection du chemin Otis et du premier rang.

Dur coup pour Rivière-du-Loup

L'usine de biométhanisation de Cacouna

L'usine de biométhanisation de Cacouna (archives)

Photo : Radio-Canada

Si le projet de Saint-Moïse obtient l'aval de Québec, la Société d'économie mixte d'énergie de Rivière-du-Loup (SEMER), qui produit du gaz à partir des matières compostables, perdrait environ le tiers de ses matières premières.

Il s'agirait d'un coup dur pour cet organisme détenu à 80 % par la Ville et la MRC de Rivière-du-Loup, dont les tarifs ont triplé l'an dernier.

On va attendre de voir, il va couler encore beaucoup d'eau sous les ponts avant que les décisions réglementaires n'aient été rendues, réagit prudemment le président de la SEMER, Michel Lagacé.

Michel Lagacé se dit convaincu que la SEMER demeure la meilleure option. L'usine a tenu ses promesses au niveau environnemental; la difficulté rencontrée, c'est la production de gaz naturel liquéfié, mais on s'en va vers un gaz naturel compressé.

Même si le tarif pour la gestion des matières organiques à plus que triplé, il se situe quand même à dix dollars par personne, ce qui n'est pas anormal, juge Michel Lagacé.

Le contrat entre les MRC de La Matapédia et de La Mitis et la SEMER est encore valide pour trois ans.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Matières résiduelles