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L'aéroport Pearson supprime 500 postes

Le nombre de passagers a chuté de 97 % à Toronto Pearson en avril, selon l'autorité aéroportuaire.

Des appareils d'Air Canada cloués au sol à l'aéroport Pearson de Toronto.

Des appareils d'Air Canada cloués au sol à l'aéroport Pearson de Toronto.

Photo : Courtoisie / Kevin G. Prentice

L'aéroport Pearson de Toronto a annoncé qu'il allait supprimer quelque 500 postes d'ici l'automne, soit plus du quart de ses effectifs en raison de la chute de la demande dans le secteur de l'aviation.

L'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA) indique, par voie de communiqué, qu'environ 300 travailleurs choisiront de partir volontairement ou seront licenciés. Les autres postes supprimés sont déjà vacants.

Ces changements font écho à une baisse majeure du trafic aérien à l’échelle internationale, écrit la direction, qui affirme connaître un niveau d'achalandage comparable à celui enregistré en 1996.

L'aéroport indique que le nombre de passagers a plongé de 97 % en avril dernier par rapport au même mois l'année précédente. Ses revenus, pendant ce temps, ont chuté de moitié.

Mise au point :

Le titre de ce texte a été modifié par souci d'exactitude.

Le maire de Toronto, John Tory, se désole de cette décision, mais rappelle que tout le secteur des transports est durement frappé par la pandémie.

Le problème à l'aéroport est le même pour la CTT. Si nous n'avons pas les passagers, nous n'avons pas besoin de beaucoup d'emplois.

John Tory, maire de Toronto
John Tory lors d'un point de presse.

Le maire de Toronto, John Tory

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Une reprise lente et difficile

Le retour à la normale pourrait prendre plusieurs années, affirme la spécialiste du secteur de l'aviation commerciale, Isabelle Dostaler.

La doyenne à la Faculté d'administration des affaires de l'Université Memorial, à Terre-Neuve, affirme qu'en plus des préoccupations sanitaires, ceux qui avaient l'habitude de voyager fréquemment ont trouvé de nouveaux moyens de poursuivre leurs activités quotidiennes, notamment par visioconférence.

Ça dépend de nous en fait... Est-ce qu'on va reprendre nos habitudes et recommencer à vouloir se déplacer, à vouloir explorer?

Isabelle Dostaler, doyenne à la Faculté d'administration des affaires de l'Université Memorial

Elle ajoute que la décision du plus grand aéroport canadien laisse présager un sort similaire ailleurs au pays, d'autant plus qu'Air Canada a décidé de suspendre 30 dessertes régionales ainsi que huit escales.

C'est sûr que ça frappe l'imaginaire. Ce sont de très mauvaises nouvelles pour ces petits aéroports qui recevaient ces vols régionaux, alors c'est partout à travers le système qu'on est ébranlé, dit-elle.

Isabelle Dostaler, doyenne de la faculté d'administration des affaires de l'Université Memorial à Saint-Jean de Terre-Neuve

Isabelle Dostaler, doyenne de la Faculté d'administration des affaires de l'Université Memorial à Saint-Jean de Terre-Neuve

Photo : David Howells

Inquiétudes du syndicat

L'Autorité aéroportuaire précise que certaines suppressions entrent en vigueur dès mardi, alors que d'autres départs d’employés se poursuivront tout au long de l’automne.

La GTAA affirme également travailler de concert avec le syndicat Unifor et l'Association des pompiers de l'aéroport Pearson afin d’assurer le respect des contrats de travail dans la mise en oeuvre de ces changements.

J'ai bien peur que ça ne soit que la pointe de l'iceberg.

Jerry Dias, président national du syndicat Unifor

Le président national d'Unifor, Jerry Dias, affirme que cette décision n'est pas surprenante, bien que très préoccupante. Il exhorte Ottawa à adopter au plus vite une stratégie pour aider le secteur à se relever.

Des passagers assis portant un masque dans une aire d'attente pour l'embarquement à l'aéroport Pearson.

Le nombre de passagers à l'aéroport Pearson de Toronto a chuté de 97 % en avril, par rapport au même mois l'an dernier.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Le Canada est l'un des seuls pays à ne pas avoir de plan concret pour le redressement de l'industrie de l'aviation, maintient-il. Nous comprenons les mises à pied, mais pas l'absence d'une stratégie.

Le bureau du ministre des Transports, Marc Garneau, répond par courriel que le gouvernement fédéral soutient les 21 autorités aéroportuaires au pays notamment en renonçant au loyer qui lui est normalement payé et en subventionnant les salaires jusqu’à la fin de l’année.

Le gouvernement reconnaît que l’industrie de l’aviation a été lourdement touchée, et nous continuons d’être en contact avec les aéroports, écrit la porte-parole, Livia Belcea.

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