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Lancement reporté pour la première sonde arabe vers Mars

Vue de la planète rouge prise par le télescope Hubble de la NASA en mai 2016.

Vue de la planète Mars prise par le télescope Hubble de la NASA en mai 2016.

Photo : Reuters / NASA NASA

Agence France-Presse

Le lancement de la sonde Al-Amal (L'espoir, en français) des Émirats arabes unis, prévu mardi à partir du centre spatial japonais de Tanegashima, a été reprogrammé jeudi en raison de mauvaises conditions météo.

Cette mission doit fournir une image complète de la dynamique de la température dans l'atmosphère de la planète rouge.

Les ambitions spatiales de ce pays du Golfe riche en pétrole sont perçues comme une réminiscence de l'âge d'or des grandes réalisations culturelles et scientifiques du Moyen-Orient.

En voici quelques éléments de compréhension.

L'État fédéré composé de sept émirats (ou principautés), parmi lesquels la capitale Abou Dhabi et le clinquant Dubaï, dispose de neuf satellites en état de marche en orbite et prévoit d'en lancer huit autres dans les années à venir.

En septembre 2019, Hazza al-Mansouri fut le premier Émirati à être envoyé dans l'espace, à bord d'une fusée Soyouz, et le premier citoyen arabe à séjourner dans la Station spatiale internationale (SSI).

Les ambitions du pays vont encore plus loin, puisqu'il projette de construire une colonie humaine sur Mars d'ici 2117.

Entre-temps, il prévoit créer une cité scientifique dans le désert en périphérie de Dubaï, afin de simuler les conditions martiennes et de développer la technologie nécessaire pour coloniser la planète.

Les Émirats envisagent également des projets miniers et de tourisme spatial. Ils ont signé un protocole d'accord avec Virgin Galactic, la société de tourisme spatial du milliardaire britannique Richard Branson.

Prochaine étape donc : le lancement de la sonde Al-Amal.

La sonde de 1350 kg, de la taille d'un 4x4, devrait décoller du centre spatial japonais de Tanegashima le 17 juillet à l'heure japonaise (le 16 en heure GMT), mais avec une fenêtre de lancement qui s'étend jusqu'au début du mois d'août, en fonction de certaines variables, parmi lesquelles la météo.

Il faudra sept mois pour parcourir les 493 millions de kilomètres jusqu'à Mars, à temps pour marquer le 50e anniversaire de l'unification des sept émirats en 2021.

La sonde restera en orbite pendant toute une année martienne, soit 687 jours.

Trois instruments fixés sur L'espoir fourniront une image complète de l'atmosphère de Mars tout au long de l'année martienne.

Un spectromètre infrarouge mesurera la basse atmosphère et analysera la structure de la température, un imageur haute résolution fournira des informations sur les niveaux d'ozone et, enfin, un spectromètre ultraviolet mesurera les niveaux d'oxygène et d'hydrogène à une distance pouvant atteindre 43 000 kilomètres de la surface.

La compréhension des atmosphères d'autres planètes doit permettre de mieux comprendre le climat de la Terre, affirment les responsables de la mission spatiale.

Dans une région secouée par les conflits et plombée par des difficultés économiques, le projet est aussi considéré comme un moyen d'inspirer toute une génération et lui rappeler l'apogée des avancées scientifiques du Moyen Âge.

Les Emirats voulaient envoyer un message fort à la jeunesse arabe et lui rappeler le passé, que nous étions autrefois des générateurs de savoir, explique Omran Charaf, le responsable du projet de la mission.

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