•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Seulement 23 % des Néo-Brunswickois favorables à la bulle atlantique, selon un sondage

Un homme âgé assis au volant de sa voiture montre une pièce d'identité à une femme debout à côté du véhicule, portant une veste orange.

Un point de contrôle frontalier à la sortie du pont de la Confédération, à Borden-Carleton à l'Île-du-Prince-Édouard, le 3 juillet 2020.

Photo : La Presse canadienne / Brian McInnis

Radio-Canada

Moins d'un quart des Néo-Brunswickois sont favorables à ce que les résidents de la région atlantique visitent la province alors que la pandémie de COVID-19 poursuit son cours. C’est ce que conclut un sondage commandé par le ministère du Tourisme à la mi-mai.

Au total, 400 adultes ont classé leur niveau de confort sur une échelle de 10 quant à l'accueil de visiteurs, 10 étant extrêmement confortable et 1 pas du tout confortable . Moins du quart ont sélectionné un niveau de 8 et plus, selon les résultats du sondage de l'Atlantic Quarterly.

Le ministère du Tourisme n'a pas répondu lundi à une demande de divulgation des données brutes de l'enquête de CBC, y compris le nombre de personnes qui n'étaient pas du tout à l'aise d'autoriser les voyageurs de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard ou de Terre-Neuve-et-Labrador à entrer dans la province.

Le Nouveau-Brunswick contrôle les allées et venues à ses frontières depuis le 25 mars. La bulle atlantique, créée le 3'juillet, permet aux gens des provinces de l'Atlantique de voyager dans la région pour des raisons non essentielles sans devoir s'isoler pendant 14 jours après avoir traversé l’une des frontières provinciales.

File de voitures et de camions sur l'autoroute.

Des véhicules dans l'après-midi du 5 juillet 2020, à Aulac, près de la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

L’enquête révèle que les Néo-Brunswickois étaient plus à l'aise d'accueillir des visiteurs d'autres régions de la province que leurs voisins de l'Atlantique à la mi-mai.

Près de la moitié des répondants - 48 % - ont choisi l'un des trois niveaux de confort les plus élevés quant à la circulation des habitants à l’intérieur de la province. Le Nouveau-Brunswick avait alors réussi à aplatir la courbe de COVID-19, tout juste avant l'éclosion dans le Restigouche.

Quant à la question d'accueillir des visiteurs des autres régions du Canada et des États-Unis, où le nombre de cas de COVID-19 demeure élevé, le niveau de confort est tombé à respectivement 12 % et 8 %.

Incertitude autour de la bulle canadienne

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a déclaré la semaine dernière qu'il était trop tôt pour fixer une date d'ouverture de la province au reste du Canada. Il veut d’abord voir quels seront les effets de la bulle atlantique.

La médecin hygiéniste en chef de l'Île-du-Prince-Édouard, la Dre Heather Morrison, abonde dans le même sens. Bien que ça ne relève pas de ma décision, je pense qu'il serait prématuré d'envisager un nouvel assouplissement de nos restrictions frontalières en ce moment et d'encourager des voyages , a-t-elle déclaré.

Selon Blaine Higgs, les premiers ministres avaient initialement parlé du 17 juillet comme d'un objectif possible, mais cette date n'est pas coulée dans le béton.

Intentions de déplacement

L'enquête sur le tourisme, qui a également mesuré les intentions de voyage des Néo-Brunswickois, a révélé que 22 % d'entre eux ont annulé tous leurs plans de voyage d'été, alors que 38 % ont déclaré qu'ils les ajusteraient et resteraient plus près de chez eux.

À propos de la probabilité de voyager cet été ou cet automne si les interdictions sont levées, 87 % des répondants ont déclaré qu’ils voyageraient certainement ou probablement au Nouveau-Brunswick.

La moitié d’entre eux (51 %) ont déclaré qu'ils voyageraient certainement ou probablement à l'Île-du-Prince-Édouard ou en Nouvelle-Écosse, tandis que 38 % ont déclaré qu’ils voyageraient dans une autre région du Canada que les Maritimes.

Seuls 10 % ont déclaré qu'ils prévoyaient de voyager à l'extérieur du Canada.

Inquiétudes liées aux voyages

Selon 80 % des répondants, la plus grande préoccupation est de recevoir des visiteurs extérieurs au Nouveau-Brunswick.

Les autres inquiétudes liées aux déplacements comprenaient:

  • La mise en place des protocoles de sécurité / distance physique par les entreprises : 57 %.
  • La mise en place de politiques d'annulation restrictives : 52 %;
  • La difficulté de savoir si les entreprises sont ouvertes: 51 %.

La majorité des répondants (81 %) ont déclaré qu’ils éviteraient probablement la foule lors de leurs déplacements.

Près des trois quarts (74 %) ont déclaré qu'ils choisiraient probablement des activités de plein air, comme le kayak, la randonnée ou le tourisme.

Et un peu plus de la moitié (55 %) ont déclaré qu'ils choisiraient probablement des activités d'intérieur, comme les musées, les restaurants ou les théâtres.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale