•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Martin Carpentier introuvable : la SQ évalue ses options « d'heure en heure »

Deux policiers sur des véhicules tout-terrain cherchent dans un champ.

Des policiers en VTT effectuent des recherches mardi matin à Saint-Apollinaire.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Celui qui détient la clé des événements qui ont mené à la mort des petites Norah et Romy est toujours introuvable. Difficile pour les policiers de dire si Martin Carpentier est mort ou vivant. La Sûreté du Québec (SQ) a devant elle plusieurs scénarios pour la suite des choses.

On va toujours se baser sur des éléments concrets pour prendre nos décisions et on évalue le tout d'heure en heure. Ça peut toujours changer notre façon de faire, a dit la sergente Ann Mathieu en entrevue mardi matin.

Au sixième jour des recherches, les policiers continuent de fouiller à l'intérieur d'un périmètre de 50 kilomètres carrés, et plus précisément près des rangs Saint-Lazare et Bois-Joly.

Des toutous en peluche accrochés près d'un panneau arrêt.

Des citoyens sont venus déposer des peluches près du lieu où les petites soeurs Carpentier ont été retrouvées sans vie, samedi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Une circonférence de recherche de cette taille, c'est beaucoup, ajoute la porte-parole de la SQ.

Cette dernière ne nie pas que le principal suspect dans cette affaire pourrait se trouver à l'extérieur du périmètre.

On ne peut pas négliger qu'il puisse être quelqu'un de mobile. Une personne en santé peut facilement se déplacer, même après plusieurs jours. Il peut même avoir trouvé un moyen de transport, comme un vélo. Mais en ce moment, tout est évalué. Tant que je n'ai pas d'info contraire, on peut aussi penser qu'il soit décédé.

Les policiers et les enquêteurs travaillent en fonction des informations qu'ils reçoivent. Le public est invité à collaborer en communiquant avec le 911. Retournez voir la photo de Martin Carpentier, pour vous rafraîchir la mémoire, et si vous avez des informations, il faut le dire aux autorités, a ajouté Ann Mathieu.

Est-ce qu'il sera bientôt l'heure de suspendre les recherches? Tant qu'on a des éléments qui nous permettent de poursuivre, on continue, a répondu Mme Mathieu.

En fin de soirée mardi, la SQ a publié un tweet indiquant qu'elle ne communiquerait plus pour l'instant d'information au public afin de ne pas nuire aux opérations qui sont en cours.

L'analyse des informations recueillies nous amène à modifier notre stratégie, écrit le corps policier sur Twitter.

Photo de Martin Carpentier.

Le suspect, Martin Carpentier, 44 ans, de Lévis, pèse 59 kg (130 livres) et mesure 1,78 mètre (5 pieds 10).

Photo : Alerte Amber

La SQ demande à toute personne qui pense avoir aperçu Martin Carpentier ou détenir une information jugée pertinente de contacter le 911 immédiatement.

Avant sa disparition, Martin Carpentier portait un t-shirt gris et un jeans. Il pèse 59 kg (130 lb) et mesure 1,78 m (5 pi 10 po).

La SQ rappelle que ​des objets ont été trouvés dans le secteur, ce qui a permis de resserrer ses recherches au cours des derniers jours. Les objets seront analysés, mais comme l'enquête est en cours, la SQ ne dévoilera pas les résultats.

Différentes techniques policières sont utilisées pour retrouver l'homme de 44 ans. La SQ a notamment recours à un hélicoptère, à un drone et à l'escouade canine. Transports Canada lui a également prêté un avion muni d'une caméra thermique pour survoler le secteur.

L'appareil en vol.

Un avion fédéral procède à une opération de détection thermique au-dessus du périmètre de recherche pour le compte de la Sûreté du Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Une histoire encore nébuleuse

La longue cavale de Martin Carpentier a débuté mercredi soir.

Le père et les deux filles auraient été aperçus pour la dernière fois vers 20 h 30 dans un dépanneur du secteur de Saint Nicolas.

Le véhicule de Martin Carpentier a ensuite subi un accident sur l'autoroute 20, près de Saint-Apollinaire, vers 21 h 30, dans des circonstances qui demeurent nébuleuses. Des traces de ce qui pourrait être du sang et un cellulaire ont été trouvés à l’intérieur, mais les fillettes et le père étaient introuvables.

Les policiers ont indiqué lundi matin que tout porte à croire que Martin Carpentier était dans son véhicule, une Volkswagen Passat grise, avec ses deux filles au moment de l’accident.

Samedi, les cadavres des fillettes âgées de 6 et 11 ans ont été trouvés dans un boisé à Saint-Apollinaire.

La SQ a confirmé en fin d'après-midi lundi que l'autopsie des deux fillettes était terminée, mais qu'elle ne dévoilera pas la cause du décès des enfants pendant que l'enquête se poursuit et que la chasse à l'homme pour retrouver leur père est toujours en cours.

Une femme en pleurs consolée par des proches.

Amélie Lemieux a rendu un vibrant hommage à ses deux filles.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Un drame qui secoue le Québec

La mère de Romy et de Norah Carpentier, Amélie Lemieux, a rendu un hommage déchirant à ses filles disparues. Elle a pris la parole publiquement pour la première fois lundi. La voix nouée par l'émotion, elle a parlé de la douleur incommensurable qu'elle éprouve depuis la mort de ses filles.

Les citoyens de Saint-Apollinaire sont eux aussi plongés au coeur de ce drame qui secoue tout le Québec et la population est sur le qui-vive. Les policiers suggèrent également aux résidents du secteur de garder leurs véhicules verrouillés, pour que l'homme ne puisse pas bénéficier d'un moyen de fuite.

La Municipalité a par ailleurs déployé une cellule de crise pour les citoyens à l'hôtel de ville.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a évoqué la tragédie lors d'un point de presse sur la pandémie.

Vous dire comment je suis choqué, puis je suppose que tous les Québécois sont choqués comme moi. Malheureusement, on n'a pas retrouvé le présumé coupable, a-t-il déclaré.

Il a demandé aux gens qui ressentent de la détresse de demander de l'aide.

Quand on sent qu'on est à bout ou quand on voit, dans notre entourage, que notre conjoint, conjointe, qu'il y a quelqu'un qui a l'air en détresse, c'est pas gênant, c'est pas une honte, c'est responsable d'appeler et de demander de l'aide, a-t-il dit.

Il a notamment mentionné l'existence de la ligne d'entraide pour les parents, le 1 800 361-5085.

Avant de faire des conneries, appelez et demandez de l'aide. Il n'y a aucune honte à aller chercher du soutien, a ajouté M. Legault.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.