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Le cyclotourisme, nouveau moteur économique dans la Péninsule acadienne?

Logo sur asphalte d’un vélo sur une piste cyclable

La Véloroute de la Péninsule acadienne comprend 88 km de piste cyclable asphaltée.

Photo : CBC

Radio-Canada

L’asphaltage des principales voies cyclables entre Neguac, Caraquet et Lamèque est terminé depuis l’automne 2019. Maintenant, l'organisme la Véloroute de la Péninsule acadienne souhaite continuer de développer ses infrastructures, en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs au pays.

Bien que la Véloroute de la Péninsule acadienne n’en est qu’à ses débuts, elle est extrêmement populaire cette année à cause de la fermeture des frontières.

Jean-Marie Robichaud, propriétaire de la boutique Sport Expert de Tracadie, constate que les vélos se font plus rares dans sa boutique ces derniers jours.

C’est difficile à expliquer, le phénomène de la pandémie n’aide pas, mais on a aussi la véloroute, observe-t-il.

Plusieurs bicyclettes dans un magasin.

Les bicyclettes à vendre au Sport Expert à Tracadie, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Si la construction des principales voies cyclable est terminée depuis un moment, c'est maintenant que l’effet se fait sentir.

Tout le monde est emballé par la véloroute, tout le monde essaye la véloroute, vient chercher des vélos. On avait prévu le coup un peu, mais pas de cette ampleur-là.

Jean-Marie Robichaud, le propriétaire du Sport Expert de Tracadie

Le propriétaire voit même régulièrement des gens de Moncton et de Bathurst qui viennent dans la Péninsule acadienne avec pour seul objectif de parcourir le circuit cyclable.

S'inspirer du modèle saguenéen

Le directeur général de la Véloroute de la Péninsule acadienne, Serge Dugas, explique que cela fait plus de dix ans que le modèle est adapté d’un circuit saguenéen.

Au Lac-Saint-Jean, au Québec, la Véloroute des Bleuets a maintenant 20 ans. Là-bas, l’organisation ne regrette pas du tout les investissements dans le cyclotourisme.

La Véloroute des bleuets

La Véloroute des Bleuets, au Québec.

Photo : Radio-Canada

Avec ses quatre maisons du vélo et ses 75 haltes routières munies de tables, le projet fait profit.

On parle d’environ 250 000 visiteurs par année. Avec des retombées économiques de 11 à 12,5 millions, expose le propriétaire Michel Chiasson.

Pour atteindre ce niveau dans la Péninsule acadienne, il faut toutefois de l’argent et une équipe.

L’organisme néo-brunswickois admet être limité pour le moment. La valeur des coffres s’élève pour l’instant à 50 000 $ annuellement.

C’est sûr qu’on ne peut pas avoir les ressources humaines pour faire avancer les projets , concède Serge Dugas. Nous, ce qu’on vise après quelques années, c’est des retombées économiques d’à peu près cinq millions.

Développer sa véloroute

L’organisme dit que la base de son circuit est terminée. En ce moment-ci, on travaille sur l’affichage sur les sentiers, ce qu’on espère terminer à l’automne, indique Serge Dugas.

Les responsables de la Véloroute de la Péninsule acadienne offrent cette année des cartes du circuit téléchargeable par application mobile, ce qui permet aux cyclistes de voir leur progression et de retrouver leur chemin s’ils sont perdus. C’est un peu un GPS pour cyclistes, explique Serge Dugas.

Un passage d'une véloroute dans la foret.

Un passage de la véloroute de la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada

L’organisme aimerait remplacer les sections de routes qui sont pour le moment moins sécuritaires, mais aussi agrandir le circuit cyclable.

Faudrait qu’il y ait plus de stops sur le long de la véloroute acadienne, avoir des activités au milieu, il faut avoir quelque chose pour prendre des photos, croit Jean-Marie Robichaud, qui ajoute même l’idée d’un service de navette.

Économie et santé

Développer la véloroute ne fera pas seulement plaisir aux cyclistes. Selon les responsables de ce circuit, c’est tout le tourisme de la Péninsule acadienne qui pourra profiter d’un service qui a fait ses preuves ailleurs.

Je dis aux gens : amusez-vous, c’est un grand terrain de jeu qu’on a là et c’est bon pour la santé et pour notre économie.

Serge Dugas, directeur général de la Véloroute de la Péninsule acadienne

Serge Dugas croit que le développement du circuit pourrait aussi permettre à de petites localités d’offrir plus des services.

Le passage des cyclistes qui s’arrêtent dans certaines municipalités, notamment pour l’hébergement, la restauration et les achats souvenirs, pourrait avoir des répercussions économiques, selon ce dernier. On pense qu’on pourrait attirer beaucoup de Québécois ici durant la saison estivale.

Pour plusieurs, le vélo est aussi une occasion d’avoir une meilleure santé. On est plus actifs, mais ça peut aussi produire des revenus économiques intéressants pour plusieurs personnes parce que les gens ont besoin de services , dit Serge Dugas, directeur général de la Véloroute de la Péninsule acadienne.

D’après le reportage d’Alix Villeneuve et avec les informations de Laurianne Croteau

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