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Obligation de porter un masque dans les lieux publics : réactions mitigées

Une employée d'un restaurant, le visage couvert d'un masque, tend la machine interac à une cliente qui va payer avec son téléphone cellulaire.

Dès le 18 juillet, vous devrez porter un couvre-visage dans les lieux publics fermés.

Photo : Getty Images / Leo Patrizi

Radio-Canada

Le port du masque sera obligatoire dans les lieux publics fermés à partir de samedi partout au Québec, mais les réactions dans la région restent mitigées par rapport à cette nouvelle réglementation.

Selon certains marchands, comme le Marché Notre-Dame au centre-ville de Trois-Rivières, le port du masque représente un mal nécessaire et surtout, une protection supplémentaire.

Depuis le début du déconfinement, les propriétaires de l’épicerie fine observent d'ailleurs des changements de comportement.

Je trouve ça bien, surtout en voyant nos voisins du sud, soutient Jean-François Cossette, copropriétaire du Marché Notre-Dame. Ici, le monde respectait les mesures sanitaires pendant le confinement. Dès qu'ils ont fait les premières annonces de déconfinement, on a senti un relâchement.

Même ouverture du côté des salles d'entraînement qui espèrent que les clients vont respecter les nouvelles règles.

On ne veut surtout pas être reconfinés et avoir à refermer, s'inquiète Laurie Bellerive, la propriétaire du Centre Athlétique. Si la santé publique dit que c'est ce qu'il faut faire, on va le faire.

Depuis ce matin, on est bombardés par la question : est-ce qu'on va devoir s'entraîner avec un masque? Non, les gens ne devront pas s'entraîner avec un masque. Ce qui sera important, c'est comme dans les restaurants, qu'ils aient le masque durant leurs déplacements.

Laurie Bellerive, propriétaire du Centre Athlétique

Les propriétaires des lieux publics seront responsables de contrôler le port du masque et de refuser l'entrée à ceux qui n’en porteront pas. Ce seront également les propriétaires et non les visiteurs qui s’exposent à des amendes, d’un montant allant de 400 à 6000 $.

Comment surveiller les clients?

Pour les magasins à grande surface, imposer le port du masque pourrait toutefois s'avérer plus complexe.

Georges Brunelle, le propriétaire des magasins Sports Experts de Trois-Rivières, se désole que cette responsabilité lui revienne et n'entend pas engager d’agents de sécurité pour contrôler la circulation.

Si quelqu'un rentre au magasin et n'a pas de masque, on en a acheté en quantité, mais s'ils ne veulent pas le porter, on ne peut pas intervenir. Les employés ne sont pas formés pour ça. Il ne peut pas y avoir de responsabilité. S'il y a des amendes d'émises, ça va être contesté.

Georges Brunelle, directeur des opérations du Groupe Brunelle

Le premier ministre, François Legault, indique que les commerçants qui font face à des visiteurs récalcitrants pourront faire appel aux policiers.

Des amendes pour les visiteurs sont également à l’étude et pourraient être distribuées à partir du 1er août.

La Chambre de commerce inquiète

La Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières s'inquiète pour les entreprises de la région. Andréanne Guilbert, sa directrice générale, se demande quel impact aura cette règle sur elles.

Les amendes peuvent être assez salées pour les commerçants. Leur situation des dernières semaines n'est pas évidente.

Andréanne Guilbert, directrice générale, Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières

Pour entendre une entrevue sur le sujet avec Mme Guilbert à l'émission 360 PM, cliquez ici.

Pour l'instant Mme Guilbert estime que les entreprises sont maintenant en mode survie et que cette nouvelle obligation risque d'avoir de lourdes conséquences.

D’après les informations de Jacob Côté

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Mauricie et Centre du Québec

Santé publique