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Un café qui coûte cher

Le port de Souris, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Le port de Souris, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Un Québécois qui se rendait aux îles de la Madeleine a reçu une amende de 1050 $ après avoir acheté un café et une soupe dans un Tim Hortons près du traversier à l'Île-du-Prince-Édouard.

Roland Renaud, 79 ans, a eu toute une surprise en voyant la police s’adresser à lui, alors qu’il avait les autorisations nécessaires, son billet aller-retour de traversier et une preuve de résidence.

M. Renaud s'était rendu à la frontière du Nouveau-Brunswick en après-midi, mais on lui avait indiqué qu'il était trop tôt, selon le formulaire fourni, et qu'il devait se présenter à nouveau vers 23 h. Il avait alors fait demi-tour et s'était rendu à Dégelis pour manger et se reposer quelques heures avant de reprendre la route de nuit.

C'est une fois arrivé à Souris, à l'Île-du-Prince-Édouard, qu'il s'est fait arrêter. Après ce long trajet d'une journée et d'une nuit, il s’était arrêté pour un léger repas et un café, parce qu’il n’y a pas de restaurant ouvert à bord du traversier.

Le policier s’est dit désolé de devoir lui remettre une telle amende et lui a suggéré de la contester en plaidant non coupable. Mais cette démarche s'avère complexe. Il faut que je me prenne un avocat, faut que j’aille à Souris, ça va me coûter un autre mille piastres, résume-t-il.

On peut s'interroger sur l'importance de la contravention compte tenu de l'offense qu'on lui reproche, mais c'est l'exception qui confirme la règle selon moi.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine

Ce genre de situation n’est rien pour encourager les Québécois à se rendre aux îles de la Madeleine, où le tourisme représente un revenu important.

Un paysage des Îles-de-la-Madeleine

Les visiteurs aux îles de la Madeleine seront au moins deux fois moins nombreux cette année par rapport à 2019 : de 20 à 25 000, alors qu’ils étaient 70 000 l'an dernier.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le député de l’archipel a tenté à plusieurs reprises de faire pression sur le gouvernement du Québec pour qu’il trouve un terrain d’entente avec ses homologues du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard.

Depuis le début, j'imaginais qu'on pourrait trouver une solution qui respecte les juridictions des provinces atlantiques, mais qui permet aussi un passage sécuritaire pour les Québécois en direction des îles de la Madeleine, dit le député péquiste Joël Arseneau.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine, le 13 juillet 2020.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine, le 13 juillet 2020.

Photo : Radio-Canada

On aurait pu créer un corridor avec des arrêts prédéterminés et des hôtels identifiés où les gens auraient pu passer la nuit sans prendre de risques, poursuit-il.

Il est difficile de faire la route sans s’arrêter pour prendre une bouchée, ou se reposer. Faire la route la nuit comporte également des risques.

De plus, la confusion règne concernant les nouvelles procédures à suivre pour se rendre aux îles de la Madeleine en traversant les provinces maritimes, regrette le député.

Ce que je déplore, c’est qu’il n’y ait pas de communication entre les provinces pour consolider les informations, qui en fait, sont les mêmes.

Le Québec et le Nouveau-Brunswick demandent aux voyageurs de remplir un formulaire en ligne.

L'Île-du-Prince-Édouard n'exige pas, pour l'instant, une inscription obligatoire pour transiter sur son territoire, contrairement aux nouvelles procédures annoncées par Québec dimanche.

C'est tout à fait anomal d'avoir des postes frontaliers entre les provinces, ces barrages-là, dans un pays démocratique. Plusieurs le contestent fortement, ça va à l'encontre de la Chartes des droits et libertés.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine

Évidemment, l’idéal pour le député des Îles-de-la-Madeleine serait que les provinces atlantiques ouvrent leurs frontières avec le reste du Canada au-delà de la bulle atlantique.

On souhaite que la bulle atlantique ouvre le plus vite possible, dit-il.

Avec les informations de Sophie Desautels

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