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Saint-Apollinaire : une municipalité ébranlée par une chasse à l'homme

Lise Sévigny Olivier et son mari Robert Olivier voient depuis plusieurs jours un important contingent de policiers sur leur rang.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Félix Morrissette-Beaulieu

En l’espace de quelques heures, la paisible municipalité de Saint-Apollinaire, au sud de Québec, est devenue l’hôte d’une chasse à l’homme pour retrouver Martin Carpentier, recherché par la Sûreté du Québec depuis cinq jours. Des résidents racontent.

Éric Lamontagne et sa famille ont vu leur quotidien être complètement chamboulé, mercredi dernier. C’est un peu spécial. On a des journalistes, la police et tout ça qui passent dans le rang. Ça change le quotidien énormément, témoigne le résident du rang Bois-Joly.

Depuis jeudi, les policiers sillonnent les abords de son milieu de vie pour tenter de repérer, mort ou vivant, Martin Carpentier.

Éric Lamontagne travaille dans un hôtel de la région. Là aussi, la vie a changé. Le premier soir, on a eu beaucoup de policiers et le devoir de donner toutes nos caméras pour essayer d’avoir des indices.

Liberté restreinte

On a hâte de pouvoir retrouver notre petite vie de rang tranquille. Laissez les enfants jouer dehors tranquille et ne pas se casser la tête à savoir ils sont où, explique M. Lamontagne.

La famille d'Éric Lamontagne s'amuse à l'extérieur.

La famille d'Éric Lamontagne s'amuse à l'extérieur.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

C’est difficile de leur expliquer, aux enfants, ajoute sa conjointe, Eve Dulude-Morin. Qu’est-ce qu’on leur dit, et qu’est-ce qu’on ne leur dit pas ?, se questionne-t-elle.

Elle admet que la peur a augmenté depuis mercredi dernier. C’est sûr qu’au début, il a fallu faire le tour de notre terre. Après [les consignes] c’était : restez loin.

On a les enfants un peu plus proches le soir. On s’assure que les portes sont barrées. Une petite routine qu’on n’est pas habitué d’avoir dans un petit rang tranquille, ajoute Éric Lamontagne.

La famille a quitté le secteur dans les derniers jours pour changer d’air. Ça nous a fait du bien. On espère fort fort que ça se règle bientôt, confie Eve Dulude Morin.

Peur

Quand on l’a su, on n’était pas inquiet parce qu’on voyait les policiers et on était protégé. Mais quand les policiers s’en vont, moi, j’étais inquiète, confie Lise Sévigny Olivier, une autre résidente du rang Bois-Joly.

J’ai peur de le voir apparaitre, mais à part ça, avec tout ce qu’on vit, avec la pandémie, j’ai hâte qu’on le retrouve.

Elle considère avoir mieux saisi la dangerosité de la situation vendredi matin avec la visite fréquente des policiers.

Aide aux citoyens

Le maire de la municipalité, Bernard Ouellet, est bien conscient de la réalité vécue par les résidents. C’est spécial. Les policiers cognent à ta porte, te disent de barrer tes portes. Ça crée un stress.

Il y a des mères de famille, des pères de famille, des grands-pères comme moi, confie le maire. La durée commence à être un peu pesante, admet-il.

Le maire de la municipalité, Bernard Ouellet, discute avec un policier.

Le maire de la municipalité, Bernard Ouellet, discute avec un policier.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Au début, tout le monde voulait trouver les petites filles. Plus les jours passent, plus c’est difficile. Les gens n’ont pas tous le même niveau d’acceptation. Pour certains citoyens, c’est un peu plus difficile.

Il remercie d’ailleurs la collaboration des résidents dans la journée de lundi, comparativement aux journées précédentes. Hier, les gens ont voulu aider, mais c’était trop. Il y avait des gens partout. Maintenant, la SQ va faire son travail.

La municipalité invite ses résidents à se rendre au CLSC de Laurier Station, s’ils ont besoin d’aide psychologique.

Avec les informations de Marie-Pier Bouchard

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