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Métier et vocation : fermier

Des cueilleuses accroupies entre les rangées de plants tandis qu'on voit un tracteur immobilisé à côté d'elles.

La vie rurale telle qu'illustrée dans le téléroman « Terre humaine », en 1978.

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Radio-Canada

Vous sentez l’appel de la terre? La vie rurale vous intéresse? De nos archives, voici quatre portraits d’agriculteurs et d’éleveurs qui pourraient bien vous inspirer.

Les brebis de Rachel

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La semaine verte, 15 février 2009

Rachel White est une femme amoureuse. Chaque matin, elle répète les mêmes gestes, le même rituel.

Gilbert Bégin

C’est ainsi que le journaliste Gilbert Bégin présente la bergère Rachel White à l’émission La semaine verte du 15 février 2009.

À 47 ans, Rachel White a réalisé son rêve d’avoir sa propre bergerie. Une vocation qu’elle avait testée au préalable en se rendant au Pays basque.

J'étais prête à mettre les pieds dedans, déclare-t-elle sur l’issue de cette expérience de l’autre côté de l’Atlantique.

En 2009, Rachel White possède le plus important cheptel laitier au Québec avec 500 brebis.

Des brebis dont elle prend grand soin, en respectant leur cycle naturel pour l’agnelage.

On devient la maman. De la même façon qu'une maman est sensible à ses enfants, il faut être sensible à ses agneaux.

Rachel White

Les revenus ont longtemps tardé pour la bergère de La Pocatière. Huit ans d’attente pour un premier chèque de paye.

Mais voilà que la Tomme du Kamouraska, un fromage qu’elle a mis au point avec son conjoint Pascal-André Bisson, suscite un grand engouement.

Un succès qui n’est pas étranger à la qualité du lait des brebis auxquelles Rachel White s’assure de donner chaque jour un maximum de confort.

Sauvé par l’autruche

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Téléjournal, 25 décembre 1987

À la fin des années 80, le secteur agricole traversait une importante crise financière en Alberta.

Au Téléjournal du 25 décembre 1987, le journaliste Christian Bode dresse le portrait d’un éleveur qui a décidé dans ce contexte de tenter un nouvel élevage : les autruches.

Pour un éleveur, cet oiseau semi-tropical possède beaucoup de qualités. C'est un animal résistant qui prend peu de place, un animal docile, même si sa curiosité le pousse à s'approcher de tout ce qui brille et de tout ce qui est nouveau.

Christian Bode

Le pari est payant pour cet éleveur d’Airdrie. L’autruche a une grande valeur commerciale, notamment pour son cuir.

Les bottes de cowboy en peau d’autruche sont très recherchées. Il y a aussi un important marché pour les plumes de cet animal exotique.

Combien se vend un œuf d’autruche en 1987? 50 $ pièce.

La poésie dans le champ

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La semaine verte, 31 décembre 1995

Sur un 4230 John Deer, on est ben, c'est beau, c'est vert, ça tire cinq socs chère fille de l'asphalte. Pis tu voudrais que moi, fils de pionnier, après notre petit déjeuner, que j'embarque dans une BMW et que j'aille quoi, travailler en ville!

Gilles Cop

L’émission La semaine verte du 31 décembre 1995 va à la rencontre de Gilles Cop, un cultivateur doublé d’un poète.

Gilles Cop plaint les gens qui doivent se rendre en ville chaque jour pour leur emploi.

Si je n’avais pas ma terre ici, je sais que je serais autre part, sur une terre, ça, c’est certain, confie le fermier de Saskatchewan.

Entre deux vers, il déclare qu’il existe sans doute bien des agriculteurs qui ont une âme de poète. Car quoi de plus inspirant que de voir l’univers à travers son petit jardin…

Si moi je peux faire pousser ma nourriture, si en même temps je peux nourrir mon âme et peut-être quelques autres âmes avec mes poèmes, eh bien quant à moi j'ai réussi, exprime l’agriculteur Gilles Cop en 1995.

L’agriculture à échelle humaine

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La semaine verte, 2 février 2013

Jean-Martin Fortier a, quant à lui, décidé de remettre la qualité de vie au centre du métier d'agriculteur.

Il a cofondé en 2004 une microferme où il pratique une culture bio-intensive.

C’est ce que nous montre ce reportage de Gilbert Bégin et Michel Dumontier à l’émission La semaine verte du 2 février 2013.

Les jardins de la grelinette à St-Armand, en Estrie, font moins d’un hectare.

Jean-Martin Fortier et Maude-Hélène Desroches y cultivent 40 variétés de légumes sans machinerie ni tracteur.

Le petit maraîcher a décidé d’éliminer les intermédiaires en reposant sur une agriculture soutenue par la communauté (ASC). Sa production est vendue directement dans les marchés fermiers et dans des paniers bio prépayés.

La vision des Jardins de la grelinette : « Vouloir faire mieux à la place de vouloir faire plus gros ».

Jean-Martin Fortier vit très bien de la petite agriculture et souhaiterait que l’on mette de l’avant ce modèle en rendant accessibles de plus petits lopins de terre.

L'idée de la petite ferme fait son chemin et séduit la relève, conclut le journaliste de La semaine verte en 2013.

Les écoles d'horticulture enregistrent des hausses d'inscriptions et il y a de plus en plus de fermes bio. Un engouement qui n'est pas étranger à la demande des consommateurs pour les produits locaux.

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