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En cas de canicule, un télétravailleur peut-il exiger un climatiseur de son employeur?

Une femme assise dans sa cuisine devant son écran d'ordinateur.

En raison de la pandémie, de nombreux employés de la province se sont retrouvés en télétravail sans qu’un accord explicite ne soit conclu et certains y sont encore malgré le déconfinement.

Photo : iStock

Alors qu'une nouvelle vague de chaleur se profile à l'horizon au Manitoba, de nombreux employés doivent travailler chez eux en raison de la COVID-19. Selon la législation provinciale, les accommodements auxquels ils ont droit dépendent des accords qui les lient à leur employeur.

L’avocat spécialisé en droit du travail Mark Toews dit que, en raison de la pandémie, de nombreux travailleurs de la province se sont retrouvés en télétravail sans qu’un accord explicite soit conclu, et c'est encore le cas pour certains malgré le déconfinement.

Dans cette situation, dit Mark Toews, ces derniers ont droit aux accommodements raisonnables qui leur permettent de faire correctement leur travail.

Beaucoup d’employeurs ont entrepris de donner des allocations à leur personnel pour le paiement des frais supplémentaires liés au télétravail, explique-t-il.

Mark Toews assis dans un bureau.

Selon l’avocat spécialisé en droit du travail Mark Toews, la crise de COVID-19 a montré de nombreuses zones d’ombre dans différents aspects des règlements.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, rien n’empêche les employés de demander un climatiseur à leur employeur en temps de canicule, mais si ce dernier juge que la demande n’est pas raisonnable, il peut décider de la rejeter.

Les critères d'appréciation peuvent varier d’une entreprise à l’autre suivant entre autres la nature du travail et le domaine d’activité.

Lieu de travail sécuritaire

En cas de rejet, l’avocat précise que l’employé peut évoquer son droit de travailler dans un environnement sécuritaire. Toutefois, il souligne qu’il sera difficile pour ce dernier de prouver que sa maison n’est pas sécuritaire, surtout lorsqu’il s’agit des variables comme la température.

L’employeur soutiendra que, si l’employé habite là sans que ce ne soit dangereux, pourquoi y travailler le sera-t-il?, fait-il remarquer.

D’après Me Mark, il y a de nombreux arguments qu’un employé peut utiliser pour exiger certains accommodements majeurs et essentiels pour son travail, mais lorsqu’il s’agit des éléments généraux qu’une habitation devrait avoir, la tâche devient ardue.

Le visage de Jan Chappel.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jan Chappel, spécialiste technique principale du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail.

Photo : Fournie par Jan Chappel

Même son de cloche du côté de la spécialiste technique principale du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, Jan Chappel.

Elle reconnaît que la législation canadienne n’est pas claire sur les droits des employés en télétravail.

Dans cette situation de crise, l’idéal serait que les employés et les employeurs travaillent ensemble pour le bien-être des employés, dit-elle.

Des changements?

La crise a montré de nombreuses zones d’ombre dans différents aspects des règlements, indique Me Mark.

Notre société tire les leçons de cette pandémie et doit fait face à des défis nouveaux, dit-il.

Mme Jan soutient pour sa part qu’il serait important qu’à la suite de la pandémie les gouvernements et les entreprises travaillent pour mettre en place des règlements clairs en ce qui concerne le télétravail.

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