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Statue de John A. Macdonald à Regina : la Ville de nouveau pressée de la déplacer

Gros plan sur le visage d'une statue de John A. Macdonald.

Regina est la dernière ville de l’Ouest avec une statue du premier premier ministre du Canada encore debout.

Photo : Bryan Eneas

Radio-Canada

Plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés dimanche devant la statue de l’ancien premier ministre canadien John A. Macdonald, au parc Victoria de Regina, pour demander de nouveau à la municipalité de la déplacer à un autre endroit qui permettrait de mieux raconter l’héritage politique de l’homme.

Selon Alok Udagama, qui a assisté au rassemblement, la statue devrait être installée à l’Assemblée législative ou encore dans un musée.

Une telle mesure ferait en sorte, selon elle, que l’implication politique de John A. Macdonald dans la création de la Loi sur les Indiens et du système de pensionnats autochtones puisse être reconnue, sans toutefois qu’elle soit trop visible.

Selon la Commission de vérité et réconciliation du Canada, les mesures du gouvernement de John A. Macdonald faisaient partie d’une politique visant à éliminer les peuples autochtones comme peuples distincts et à les assimiler contre leur gré à la société canadienne.

La commission affirme également que le gouvernement canadien a poursuivi cette politique de génocide culturel parce qu’il souhaitait se départir des obligations légales et financières qui lui incombaient envers les peuples autochtones et reprendre le contrôle de leurs terres et de leurs ressources.

Malheureusement, le conseil municipal et le maire ne semblent pas comprendre que John A. Macdonald est un homme qui a commis un génocide contre les peuples autochtones, souligne Alok Udagama.

Alok Udagama parle au micro lors d'un rassemblement.

Alok Udagama dénonce l'héritage de John A. Macdonald et considère que sa statue ne devrait pas être aussi visible au centre-ville de Regina.

Photo : Bryan Eneas

Des consultations publiques

Le maire de Regina, Michael Fougere, a fait savoir au début du mois de juillet que des consultations publiques seraient nécessaires avant que son administration ne prenne une décision quant à l’avenir de la statue de l’ancien premier ministre du Canada.

La Ville de Regina a d’ailleurs installé un panneau au pied de la statue afin d’informer les citoyens que des discussions sont en cours avec divers groupes et que la municipalité est consciente que la statue représente un héritage nuisible.

Malgré cela, Alok Udagama considère que les développements dans ce dossier ne se font pas assez rapidement. Elle craint que le processus de consultations publiques entraîne une inaction de la part de l’administration municipale.

Pour cette raison, elle affirme qu’il est nécessaire de continuer à se faire entendre, promettant au passage d’envoyer des courriels aux représentants de la ville jusqu’à ce que la statue ait été déplacée.

Son groupe a également récolté 2500 signatures en ligne pour demander à la Ville de Regina de retirer la statue du parc Victoria.

Une statue de John A. Macdonald. Un panneau indique que des consultations sont en cours avec divers groupes.

La Ville de Regina a indiqué au pied de la statue que des consultations étaient en cours entre des représentants municipaux, des membres de la communauté autochtone, des artistes et des personnes âgées, notamment.

Photo : Bryan Eneas

Des manifestations récurrentes

Ce n’est pas la première fois que des manifestations à propos de l’avenir de la statue de John A. Macdonald ont lieu à Regina, mais Alok Udagama estime que la situation est différente cette fois-ci.

Selon elle, le climat est parfait présentement, faisant référence aux discussions sur l’importance des symboles qui ont eu lieu au cours des dernières semaines aux États-Unis et un peu partout dans le monde.

Regina est d’ailleurs la dernière ville de l’Ouest avec une statue du premier premier ministre du Canada encore debout.

Avec les informations de Jean-Baptiste Demouy et de Bryan Eneas

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