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Impossible de se passer de Huawei en moins de 10 ans, dit un patron de télécoms

Le logo Huawei à l'extérieur de son installation de recherche à Ottawa.

Au Canada, le gouvernement doit toujours se prononcer sur la possibilité de recourir aux équipements de Huawei pour bâtir son réseau 5G.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Agence France-Presse

Le patron de BT, l'opérateur historique de télécommunications du Royaume-Uni, a estimé lundi sur les ondes de la BBC qu'il était impossible de retirer tous les équipements du géant chinois Huawei de l'ensemble du réseau national en moins de dix ans.

Philip Jansen a aussi averti de pannes et de problèmes de sécurité si le secteur était tenu de cesser toute transaction commerciale avec Huawei pendant la mise en place du réseau de téléphonie de nouvelle génération, la 5G.

Il s'exprimait avant une décision qui pourrait être rendue publique mardi par le secrétaire à la Culture et au Numérique Oliver Dowden sur l'avenir de Huawei au Royaume-Uni.

Si on essaie de ne pas recourir à Huawei [pour implanter la 5G], idéalement nous voudrions avoir 7 ans devant nous et pourrions probablement le faire en 5 ans, a déclaré lundi Philip Jansen.

Si on veut n'avoir aucun élément de Huawei dans toute l'infrastructure des télécoms à travers le Royaume-Uni, je pense que c'est impossible à faire en moins de 10 ans, a-t-il ajouté, rappelant que le géant chinois faisait partie des infrastructures télécom britanniques depuis près de 20 ans, étant un gros fournisseur de BT et d'autres opérateurs au Royaume-Uni.

M. Jansen fait notamment valoir que le fait de se passer de Huawei rapidement pourrait à court terme poser des risques pour la sécurité du réseau.

Le premier ministre britannique Boris Johnson a fait de l'amélioration du réseau de télécoms britannique, notamment dans les zones reculées où il est souvent déficient, une promesse de campagne, participant à son programme centré sur le rééquilibrage des régions.

Le gouvernement britannique avait multiplié la semaine dernière les déclarations rappelant qu'il considérait le géant chinois des équipements télécoms comme hautement risqué pour la sécurité du futur réseau de 5G du pays, laissant entendre qu'il pourrait à terme s'en passer.

L'ambassadeur de Chine au Royaume-Uni, Liu Xiaoming, a quant à lui averti lundi que si le Royaume-Uni veut faire de la Chine un ennemi, (il) devra en assumer les conséquences.

Un avenir obscurci pour le géant chinois

Ces déclarations surviennent au moment où l'avenir de Huawei sur le marché de la 5G s'est sérieusement obscurci en France : les opérateurs qui utilisent les équipements du géant chinois vont recevoir des autorisations d'exploitation limitées.

Au début de juillet, l'agence française chargée de la sécurité informatique a en effet fait savoir qu'elle restreindrait fortement les autorisations d'exploitation des opérateurs français partenaires du groupe.

Huawei ne fera pas l'objet d'un bannissement total, mais les opérateurs français qui l'utilisent vont, au mieux, recevoir des autorisations d'exploitation limitées à huit ans, a ainsi indiqué l'Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques.

Au Canada, le gouvernement de Justin Trudeau doit toujours se prononcer sur la possibilité de recourir aux équipements de Huawei pour bâtir son réseau 5G.

Les libéraux avaient affirmé qu'ils feraient connaître leur position sur la question seulement après les élections d'octobre 2019. Une annonce se fait toujours attendre dans ce dossier.

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