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Réactions mitigées au port du masque obligatoire dans l’Est-du-Québec

Une pharmacienne accueille une cliente à la porte. Les deux femmes portent un masque.

Le masque sera obligatoire à l'intérieur de lieux publics.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si certains citoyens se disent prêts à porter le masque dans tous les lieux publics, les chambres de commerce de l’Est-du-Québec se montrent moins enthousiastes devant la mesure annoncée par Québec.

Le premier ministre François Legault a confirmé lundi après-midi qu’il sera obligatoire dès le 18 juillet de porter un masque dans tous les lieux publics intérieurs de la province.

Cette annonce survient la journée même où le port du masque est devenu obligatoire dans les transports en commun, notamment sur les bateaux de la Société des traversiers du Québec (STQ).

Plusieurs citoyens interrogés à Sept-Îles et à Matane se disent prêts à se discipliner pour respecter les consignes des autorités de santé publique.

C’est du côté des chambres du commerce de l’Est-du-Québec que l’on se veut plus inquiets.

En entrevue à l'émission Info-réveil, le nouveau président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Rimouski-Neigette, Guillaume Sirois, a déploré la décision de Québec d’exposer les commerces à des amendes pouvant aller entre 400 $ et 6000 $ si les règles ne sont pas respectées dans leurs établissements.

Nous sommes l’été, plusieurs employés sont en vacances et demandent des congés. Ça met de la pression sur les employés étudiants de 14 ans ou 15 ans pour faire appliquer la loi, a-t-il expliqué.

Même son de cloche du côté de la Chambre de commerce des Îles, son directeur général, Sony Cormier, dénonce la pression que cette directive exerce sur les épaules des commerçants.

Il y a une différence entre un jeune étudiant qui vous demande de vous laver les mains en entrant dans le commerce et un gardien de sécurité qui va exiger le port du masque et qui va vous sortir si vous ne voulez pas le porter, illustre-t-il.

Migration vers le commerce en ligne?

D’autres organismes s’inquiètent plutôt de la baisse d’achalandage que pourra occasionner cette mesure alors que des secteurs commençaient leur relance économique.

La semaine passée, c'était une rumeur et une inquiétude. Aujourd'hui, avec cette annonce, c'est un frein immédiat à la reprise économique, particulièrement dans les commerces et pour le tourisme. C'est extrêmement malheureux, déplore Antonio Hortas, président de la Chambre de commerce de Manicouagan.

Pour la directrice générale de la Chambre de commerce de Rivière-du-Loup, Marie-Hélène Collin, il y a un risque que les consommateurs préfèrent se retourner vers le commerce en ligne.

Je l'ai entendu, ce commentaire-là, de citoyens qui disent : "Moi, non, je ne mettrai jamais de masque! Alors je vais me tourner vers le web", explique-t-elle. Donc là, encore, c’est le petit commerce de proximité qui souffre énormément!

Une période d’adaptation de deux semaines, soit jusqu’au 1er août, est permise par Québec avant de sévir contre les contrevenants.

Une même période de grâce est accordée dans le cas de l’obligation du port du masque dans les transports en commun qui entrait en vigueur lundi.

Elle ne concerne toutefois pas les enfants de moins de 12 ans, pour lesquels le masque est fortement recommandé, mais pas obligatoire.

En plus des bateaux de la STQ, le Trans Saint-Laurent, qui effectue la traversée entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon, les Citébus et Taxibus de Rimouski, les véhicules de la Régie intermunicipale de transport de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine sont également visés par cette mesure.

Avec les informations de Jérôme Lévesque-Boucher et de Marie-Christine Rioux

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Santé publique