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Bulle atlantique : des effets sur le tourisme jusqu’ici mitigés

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Une femme avec une assiette de homard.

Une femme avec une assiette de homard.

Photo : Getty Images / webphotographeer

Radio-Canada

Une dizaine de jours après le lancement de la bulle atlantique, il n’est pas encore possible de mesurer tout à fait l’impact économique de l’ouverture des frontières des quatre provinces qui y participent. Mais déjà, des régions s’estiment plus choyées que d’autres.

Dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, les retombées se font toujours attendre pour certains.

C’est le cas de Croisières Shediac Bay. En plein cœur de la saison, on effectue environ cinq sorties par semaine, et les bateaux ne sont pas remplis à pleine capacité.

Denise LeBlanc, copropriétaire de Croisières Shediac Bay, explique que l’ouverture de la bulle atlantique n’a pas changé beaucoup de choses jusqu’à maintenant. On ne remarque pas beaucoup de touristes des autres provinces de l’Atlantique. Comme hier, on avait trois sorties et on avait, je pense, une personne de la Nouvelle-Écosse, dit-elle.

Une femme en entrevue. Au loin, un bateau de croisière est au quai.

Denise LeBlanc, copropriétaire de Croisières Shediac Bay.

Photo : Radio-Canada

Nous n’avons pas vu un impact jusqu’à date , remarque Mme LeBlanc. C’est très, très tranquille pour nous cette année. On va peut-être voir une différence dans une autre semaine, souhaite-t-elle.

À l’Association des hôteliers du Grand Moncton, on attend l’élargissement de la bulle et l’assouplissement des restrictions pour les visiteurs d’ailleurs au Canada.

D’un point de vue économique, c’est crucial, mentionne Gérald Normandeau, le président de l’association.

S’ils annoncent une ouverture [de la bulle au reste du pays] passée la mi-juillet, je ne suis pas certain à quel point ça nous aiderait à sauver notre été, parce que, encore là, il y a du monde qui ont déjà fait des planifications , avance-t-il cependant.

Un homme en entrevue par webcam.

Gérald Normandeau, président de l'Association des hôteliers du Grand Moncton, en juillet 2020.

Photo : Radio-Canada

La situation est similaire plus au nord de la province. En fait, quand on demande à Yannick Mainville, directeur du développement touristique de l'Office du tourisme de la Péninsule acadienne, si l’ouverture de la bulle a aidé la région, sa réponse est claire. Je dois malheureusement dire que non, affirme-t-il en entrevue à La matinale. La bulle atlantique a beaucoup aidé les gens qui voulaient revenir voir leur famille et qui voulaient retrouver les liens qui avaient été momentanément arrêtés suite à la pandémie, a ajouté M. Mainville. À ce point-ci, plusieurs entrepreneurs dans le secteur touristique attendent avec impatience la création d’une bulle avec le Québec.

Ça pourrait sauver certaines entreprises de la fermeture et de la faillite.

Yannick Mainville, Office du tourisme de la Péninsule acadienne

Il faudra cependant faire plus, selon lui. Le gouvernement doit aider financièrement l’industrie touristique et il doit agir rapidement. Actuellement, aucune annonce n’a été faite. On le déplore grandement, l’industrie touristique est laissée à elle-même, a conclu M. Mainville.

Selon le gouvernement du Nouveau-Brunswick, 7527 véhicules étaient entrés dans la province samedi, dont 6259 véhicules de particuliers, c'est-à-dire non commerciaux. La province disait avoir refusé l'entrée à 114 d'entre eux. C'est donc 98,5 % de ces véhicules qui ont pu entrer.

Sans surprise, la grande majorité des passages s'est faite à Aulac, à la frontière de la Nouvelle-Écosse, où environ 3200 véhicules sont entrés au Nouveau-Brunswick. Quelque 800 véhicules sont passés par le chemin Tidnish, à l'autre extrémité de la frontière avec la Nouvelle-Écosse.

Toujours selon les données du gouvernement néo-brunswickois, un peu moins d’un millier de véhicules sont entrés dans la province samedi par le pont de la Confédération, qui relie la province à l'Île-du-Prince-Édouard.

Chez les Insulaires, on remarquait en fin de semaine plus de bonne humeur chez des commerçants. Certains disaient avoir observé avec soulagement un afflux de touristes de la région Atlantique.

Un homme âgé assis au volant de sa voiture montre une pièce d'identité à une femme debout à côté du véhicule, portant une veste orange.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un point de contrôle frontalier à la sortie du pont de la Confédération, à Borden-Carleton à l'Île-du-Prince-Édouard, le 3 juillet 2020.

Photo : La Presse canadienne / Brian McInnis

Quand la bulle a été annoncée, le téléphone n’arrêtait plus de sonner, affirme Luke Thompson, responsable de la clientèle au Holman Grand Hotel, établissement hôtelier de Charlottetown.

Le taux d’occupation de cet établissement hôtelier de Charlottetown se situait à 20 % à la fin juin. Il est passé à 45 %.

Sans rien promettre, les quatre gouvernements de l’Atlantique ont laissé entendre qu’un élargissement de la bulle aux résidents des autres provinces et territoires n’était pas impossible en juillet. Au début du mois, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, avait même avancé la date du 17 juillet.

D’après les reportages de Wildinette Paul et Julien Lecacheur

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