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UNIS : les conservateurs veulent des explications publiques de Justin Trudeau

Portrait de Justin Trudeau.

Justin Trudeau répète que la fonction publique non partisane a recommandé de confier la gestion du programme de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant à UNIS.

Photo : The Canadian Press / Adrian Wyld

La Presse canadienne

Les conservateurs fédéraux prévoient convoquer le premier ministre Justin Trudeau devant un comité parlementaire pour qu'il s'explique sur la décision de son gouvernement de donner le contrat de gestion du programme de bourse pour le bénévolat étudiant de 900 millions de dollars à l'organisme UNIS.

Le porte-parole du Parti conservateur en matière de finances, Pierre Poilievre, a indiqué dimanche les intentions de son parti à ce sujet.

M. Trudeau a défendu la décision de son gouvernement en disant que ce sont des fonctionnaires fédéraux qui avait recommandé qu'UNIS gère la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

Mais la participation de M. Trudeau à des événements de l'organisme avait déjà soulevé des questions, avant même les révélations de la semaine dernière voulant que la femme, la mère et le frère du premier ministre aient reçu des honoraires pour prononcer des discours lors d'événements organisés par UNIS.

Le commissaire à l'éthique, Mario Dion, enquête déjà sur la question de savoir si M. Trudeau a enfreint la Loi sur les conflits d'intérêts.

M. Poilievre veut que le premier ministre s'explique aux Canadiens en comparaissant devant le comité permanent des finances.

Les conservateurs auront besoin de l'appui du Bloc québécois et du NPD pour obliger M. Trudeau à comparaître, bien qu'un expert sur les règles parlementaires, Philippe Lagasse, de l'Université d'Ottawa, affirme que ce n'est même pas sûr, étant donné les diverses procédures de la Chambre des communes.

Vendredi dernier, le Parti conservateur a réclamé une enquête policière sur cette affaire. La formation politique croit que le premier ministre a peut-être enfreint la loi, plus particulièrement l'article 121 (1) du Code criminel portant sur les fraudes envers le gouvernement.

Selon le porte-parole conservateur en matière d'éthique, Michael Barrett, son parti a également fait part à la GRC de préoccupations quant à sept autres subventions et contributions fédérales – d'une valeur de plus de 5 millions de dollars – octroyées par Ottawa à UNIS, depuis 2017.

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