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Femmes violentées en Abitibi-Ouest : l'aide de Québec réclamée pour ouvrir une maison d’hébergement

Une femme triste assise au bord d'une fenêtre.

Les femmes d'Abitibi-Ouest vivant en contexte de violence conjugale n'ont pas accès à un centre d'hébergement près de chez elles.

Photo : getty images/istockphoto / PKpix

Le centre de femme l'Érige souhaite implanter une maison d’aide et d’hébergement pour les femmes et enfants vivants en contexte de violence conjugale en Abitibi-Ouest.

L'organisme qui travaille pour améliorer les conditions de vie des femmes de la région a soumis cette semaine son plan d'affaires à divers ministères à Québec pour obtenir un soutien financier, dont les ministères de la Condition féminine et de la Santé.

L'intervenante communautaire Julie Frenette rappelle que l'Abitibi-Ouest est la seule MRC de la région qui ne dispose pas d'une structure dédiée aux femmes victimes de violences conjugales, accessible en tout temps.

Au fil du temps, on a vraiment été en mesure de se rendre compte que le fait qu’il n’y ait pas de ressources disponibles pour les femmes ça rendait vraiment la démarche difficile pour une femme de reprendre du pouvoir sa vie et de quitter une relation de violence conjugale.

Julie Frenette

Pour une femme qui vie de la violence conjugale, elle doit se déplacer minimum 82 km pour se rendre dans une maison d’hébergement, ça crée beaucoup de résistance de la part de la femme dans le sens ou si elle souhaite aller en maison d'hébergement, et qu’elle a un enfant, elle doit déraciner l'enfant de son milieu scolaire, garderie, amis et elle doit quitter son emploi, donc ça met en péril ses conditions de vie, explique l'intervenante.

L'idée est donc de convaincre Québec de mettre de l'argent dans ce projet, qui est en partant soutenu par le milieu.

On a reçu le soutien de beaucoup d'organismes locaux et régionaux, on a aussi des regroupements nationaux qui nous ont appuyés, on a une trentaine de lettres d'appui d'organismes communautaires ou institutionnels, se réjouit Julie Frenette.

La démarche se poursuivra cet automne auprès d'autres ministères à Québec.

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Abitibi–Témiscamingue

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