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Attention aux ours cet été, disent des experts

Un ours noir mange des feuilles.

Des experts constatent une augmentation des activités des ours noirs en Saskatchewan, mais ne s'entendent pas sur la raison qui explique le phénomène.

Photo : David Wilder

Radio-Canada

Si vous planifiez un voyage dans le nord de la Saskatchewan cet été, vos chances de rencontrer un ours noir sont un peu plus élevées qu’à l’habitude, disent des experts.

Jeff Smith dirige une pourvoirie près de Choiceland en plus d’être président de Saskatchewan Commission of Professional Outfitters. Il dit qu’il a entendu parler de plus de rencontres avec des ours et que l’augmentation semble coïncider avec le fait qu’il n’y a pas eu de chasse à l’ours ce printemps.

Selon lui, étant donné que l’animal n’a pas de prédateur, la chasse aide à maintenir le nombre d’ours à un plus bas niveau.

Jeff Smith rappelle que les pourvoiries de la Saskatchewan accueillent environ 2 500 clients non-résidents chaque année, dont la plupart sont des Américains qui n’on pas pu venir cette année en raison de la fermeture de la frontière. Ces chasseurs tuent en moyenne 2000 ours par saison.

En l’absence de clients américains en 2020, il est juste de dire que la province compte au moins 2000 ours de plus que la normale , mentionne-t-il.

Cette estimation reste toutefois faible par rapport à l’ensemble de la population d’ours de la province qui estime qu’il y a de 60 000 à 70 000 ours sur son territoire.

Monica Osterhout, du parc national de Prince Albert, a elle aussi constaté une plus grande activité des ours noirs dans le parc.

Une preuve, selon Jeff Smith, de l’importance de la chasse à l’ours, notant que l’effet est perceptible après une seule saison annulée.

Je pense qu’il est important une fois la COVID-19 maîtrisée, que la frontière rouvre et que nous puissions résumer la chasse à l’ours. Il y aura alors peut-être moins d’interactions négatives , dit-il.

L’accoutumance est un problème

Le propriétaire de Churchill River Canoe Outfitters Ric Driediger croit quant à lui que l’augmentation des interactions entre les ours et les humains s’explique par l’appâtage des ours, c’est-à-dire lorsque les chasseurs mettent de la nourriture à la disposition des ours pour les attirer.

Ils sont prêts à venir jusqu’aux gens parce qu’ils sont habitués à manger la nourriture que les gens leur donnent à manger , croit l’homme qui est guide dans la région de Missinipe depuis 1973.

Ce nombre a augmenté lentement au cours des 10 dernières années et cela coïncide avec la chasse à l’ours dans la région , ajoute-t-il.

Un ours devant des déchets.

Ric Driediger constate que les ours noirs qui s’habituent à manger de la nourriture humaine constituent un gros problème dans la province.

Photo : Fournie par Bill Braden

Si un ours entre dans un de ses camps à la recherche de nourriture, il le chasse, explique-t-il. S’il revient une deuxième fois, chassez-le encore puis faites vos valises et partez car il reviendra , conseille-t-il.

Ric Driediger dit qu’au cours de ses 20 premières années comme guide, il n’a jamais eu à déménager un emplacement de camping en raison d’un ours, mais que c’est maintenant assez courant.

La seule chose qui a changé à mon avis est l’appât des ours, Si les ours ont peur des humains, ils ne sont pas un problème, mais il y a maintenant des générations entières d’ours qui sont à l’aise avec notre odeur parce qu’ils l’ont associé à la nourriture , insiste-t-il.

Si vous voyez un ours, ne courez pas!

Une chose sur laquelle s’entendent toutefois Ric Driediger et Jeff Smith est la marche à suivre lors d’une rencontre avec un ours.

Les deux hommes rappellent que les ours sont curieux, mais timides. Il faut donc tenter de se montrer plus gros que l’animal. 

Restez calme et reculez très tranquillement. Surtout, ne courez pas , conseille Jeff Smith en précisant que si vous courez il y a de bonnes chances pour que l’animal croie que vous êtes quelque chose qu’il peut manger.

Il faut aussi garder notre terrain de camping propre, laver toutes les surfaces où il y a eu de la nourriture et ranger celle-ci dans des contenants hermétiques.

Avec les informations d’Ashleigh Mattern

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