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Un cultivateur nord-côtier déçu par Financement agricole Canada

Un plant de bleuets sur la Côte-Nord.

Bleuets Grenier et Fils possède deux bleuetières sur la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Un agriculteur de la Côte-Nord dénonce le manque de flexibilité de Financement agricole Canada en contexte de pandémie.

Le copropriétaire de l’entreprise Bleuets Grenier et fils, Pascal Grenier, s’est vu saisir des biens parce qu’il n’avait pas remboursé un prêt à Financement agricole dans le temps qui lui était alloué.

Il estime cependant que les aléas de la pandémie, comme la fermeture de la Côte-Nord pendant plusieurs semaines, ont compliqué et retardé le processus de vente de sa bleuetière, qui lui permettrait de rembourser son dû, élevé à 700 000 dollars.

Tous les avocats se sont retrouvés en télétravail et juste finaliser des contrats de vente a pris des délais beaucoup plus longs. Modifier une phrase de contrat pouvait prendre un mois. On s’est retrouvés coincés là-dedans, raconte Pascal Grenier.

Il dit aussi avoir été coupé court par le retrait, à la dernière minute, de l’acheteur potentiel.

Il aurait aimé que Financement agricole Canada fasse preuve d’une plus grande souplesse et lui accorde un délai supplémentaire pour lui permettre d’établir un plan de relance et de rembourser sa dette.

On a juste demandé un délai. On n’a pas demandé d’argent à personne. C’est vraiment dommage qu’on n’ait pas pu s’entendre sur rien.

Pascal Grenier, copropriétaire de Bleuets Grenier et fils

De son côté, sans vouloir commenter le cas spécifique de Bleuets Grenier et fils, Financement agricole Canada affirme que ses employés travaillent avec leurs clients en tenant compte de leur situation individuelle et qu'ils examinent toutes les solutions possibles avant de rompre une relation d'affaires.

Dans un courriel adressé à Radio-Canada, FAC ajoute que dans certains cas, la meilleure solution est de mettre fin à la relation d’affaires. Ce n’est jamais une situation facile, ni pour le producteur ni pour FAC!

Avec les informations de Laurence Royer

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