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Expulsé d'Alaclair Ensemble, Maybe Watson s'excuse

Un homme avec des lunettes de vue au cadre transparent et portant une casquette à l'envers parle au micro.

Le rappeur Maybe Watson.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

La vague de dénonciations qui ébranlent le milieu artistique atteint le groupe de Québec Alaclair Ensemble. Dans une publication parue sur Facebook, la formation annonce l’expulsion de Maybe Watson, membre de la première heure du groupe, après avoir appris « une histoire inacceptable » à son sujet.

En date d’aujourd’hui, il ne fait plus partie du groupe, a écrit Alaclair Ensemble, ne précisant pas la nature des allégations portées envers Maybe Watson, de son vrai nom Olivier Normandin-Guénette, mais se disant sans mots.

Nous nous dissocions de lui.

Alaclair Ensemble

Peu après cette première publication, le groupe a mis en ligne un second message, apportant quelques précisions.

La décision reçoit la caution des deux maisons de disque qui collaborent avec Maybe Watson.

La maison de disques qui héberge le groupe, 7ème ciel, a salué une décision responsable.

Nous soutenons [le groupe] sans équivoque, a écrit l’entreprise sur sa page Facebook.

Des gestes déplacés

Sur Facebook, Maybe Watson a confirmé qu'il se retirait de toutes ses activités publiques. Il a affirmé vouloir contribuer à la réparation des torts qu'il a causés.

Il a aussi salué le courage des victimes qui dénoncent. Je mesure aujourd’hui l’ampleur du mal dont je suis responsable, a-t-il écrit.

J’aimerais présenter mes sincères excuses aux victimes des gestes déplacés qu’on me reproche [...] Je demande pardon. Ma conduite a souvent été tout fait déplorable.

Maybe Watson

L'artiste a également informé qu'il compte entreprendre une thérapie. Je dois entièrement me consacrer à la reconstruction de mon être.

Il a précisé que les membres d’Alaclair ne sont pas responsables de ses inconduites. Il a également présenté ses excuses au public.

Mon seul souhait présentement est que le poids de ma honte et ma tristesse se traduise pour mes victimes en soulagement de leur peine.

Coyote Records se dissocie

L'entreprise qui gère la carrière solo de Maybe Watson, Coyote Records, se dit aussi du côté des victimes.

On se dissocie de toute personne qui fait l'objet d'allégations, indique Rafael Perez, président de Coyote Records.

Ce dernier n'a pas réussi à contacter Maybe Watson, avec lequel il collabore depuis une dizaine d'années. Il estime toutefois que la gravité des allégations rapportées justifie la fin de leur partenariat.

On est très surpris et on est dévastés par tout ça, précise le président de Coyote Records, une maison de disques de Québec dont les artistes s'illustrent année après année à l'ADISQ. On ne remet aucunement en doute le témoignage. On encourage les victimes présumées à s'exprimer.

Préoccupation au ministère de la Culture

La ministre de la Culture Nathalie Roy a réagi aux allégations qui déferlent sur le milieu artistique de la province depuis une semaine.

C'est très préoccupant. Évidemment, toute personne victime d'abus et de harcèlement doit dénoncer, insiste la ministre. C'est important que toute personne sache qu'il y a un processus judiciaire qui est là, il y a des mesures qui sont là pour appuyer les victimes et je préconise naturellement la voie que nous nous sommes tous donnée. Nous vivons tous dans une société de droit, conclut Mme Roy.

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