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Une trentaine d’ambulanciers d’Ottawa ne peuvent pas travailler, faute de masques

Un masques N95 déposé sur des gants jetables sur une table.

Les masques N95 sont produits en différents modèles et certains travailleurs ont besoin de modèles spéciaux pour les ajuster correctement à leur visage (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

CBC

Une trentaine d’ambulanciers paramédicaux du Service paramédic d’Ottawa ne peuvent plus travailler en première ligne, car leur employeur est à court de masques N95 de la bonne taille pour leur visage.

Il n’a pas fallu beaucoup de temps après le début de la pandémie pour que les masques médicaux viennent à manquer au Service paramédic d’Ottawa. Selon une source à l’interne, le service a rapidement épuisé tout son stock de masques 3M 1870+, un type de N95.

Les autres masques du genre dont disposent les ambulanciers paramédicaux, les 3M 1805, ne conviennent pas à plusieurs employés qui ont des têtes plus petites ou des visages plus étroits.

Ces derniers, qui dépendent des 3M 1870+, ont été redéployés à la mi-mai, relate la source consultée par CBC. Certains d’entre eux conduisent des voitures de location pour amener de l’eau à leurs collègues en première ligne.

D’autres ont été tout simplement mis de côté. Ils encaissent donc leur salaire depuis environ deux mois sans travailler, note la source.

Des ambulances dans un garage d'Ottawa.

Les ambulanciers ont besoin de masques N95 pour travailler sur la ligne de front de la pandémie (archives).

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Des masques produits en quantités limitées

Des pénuries de masques N95 sont survenues un peu partout dans le monde depuis le début de la crise sanitaire, notamment parce qu’ils offriraient une meilleure protection que les masques chirurgicaux ou les couvre-visages en tissu.

Les services de santé publique et les gouvernements ont donc dû mettre les bouchées doubles pour en trouver.

La plupart des quelque 700 ambulanciers paramédicaux du Service paramédic d’Ottawa peuvent mettre correctement les masques 3M 1805, a affirmé Anthony Di Monte, directeur général des services d’urgence et de protection à la Ville d’Ottawa.

Cependant, la COVID-19 a mis une pression importante sur la chaîne d’approvisionnement en masques, et les 3M 1870+ sont venus à manquer, a souligné M. Di Monte en s’adressant aux journalistes vendredi.

C’est comme avec les chaussures : si vous portez du 14, c’est difficile de trouver votre pointure. Pour les masques [3M 1870+], c’est la même chose. Ils sont produits en quantités limitées, a-t-il expliqué. C’est ce qu’il se passe en ce moment. Nous n’en avons plus.

Le Service paramédic collabore avec le ministère de la Santé de l’Ontario et avec le Réseau local d’intégration des services de santé Champlain pour mettre la main sur des masques N95 adaptés, d’après une déclaration de Peter Kelly, le chef intérimaire du Service.

Ces masques en particulier sont toujours en rupture de stock et il n’y en a pas en réserve, a-t-il écrit. M. Kelly a également expliqué que le Service tentait d’acquérir une autre sorte de masque, les 3M 7500, pour les ambulanciers qui ne peuvent pas travailler pour le moment.

Nous leur ferons bientôt essayer ce nouveau type de masque pour qu’ils puissent reprendre leurs activités, a-t-il indiqué.

Le syndicat mécontent

L’état de la situation déplaît particulièrement au syndicat qui représente les ambulanciers paramédicaux. Si on ne peut se protéger nous-mêmes, on ne peut pas faire notre travail et on ne peut donc pas protéger le public, a souligné le président du comité ambulancier de l’Ontario pour le Syndicat canadien de la fonction publique, Jason Fraser.

Si la Ville d’Ottawa doit être en mesure de garantir à ses ambulanciers paramédicaux un accès à des masques appropriés, la province a ultimement une part de responsabilité à jouer elle aussi, croit M. Fraser. Le gouvernement provincial doit faire mieux pour s’assurer que l’équipement de protection individuelle est disponible pour tous les travailleurs de première ligne, dont les ambulanciers. On ne devrait pas avoir à s’inquiéter de la provenance de ce matériel, a-t-il noté.

Dans une déclaration envoyée à CBC, un porte-parole du ministère de la Santé a indiqué que l’approvisionnement en masques N95 dans la province se stabilise, mais qu’ils demeurent difficiles à acquérir.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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Ottawa-Gatineau

Santé