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Le traçage obligatoire dans les restaurants : qu’en pensent les Néo-Brunswickois?

Une machine et des cartes de crédit.

La directive est en vigueur depuis le 19 juin. Elle n'a été annoncée dans un communiqué du gouvernement que le 26 juin.

Photo : Radio-Canada / David Richard

Radio-Canada

Les Néo-Brunswickois devront s’habituer à partager leur nom et leurs coordonnées avant d’entrer dans de nombreux établissements, comme des restaurants. La province souhaite ainsi retracer plus facilement les personnes potentiellement infectées en cas d’éclosion de COVID-19. Qu’en pensent les Néo-Brunswickois?

Keith Alward est allé manger des sushis au restaurant Osaka Hibachi Sake Bar de Moncton jeudi. On lui a alors demandé ses informations. Ça ne me dérange pas, mais c’était un peu étrange. Je ne pensais pas qu’on allait me poser ces questions. C’est probablement une bonne chose si quelqu’un tombe malade, ils vont pouvoir nous retracer.

Je comprends le principe, je comprends l’importance aussi, dit pour sa part Jean-François Tremblay. Ça ne me stresse pas trop, j’imagine que l’information va être utilisée à bon escient donc si ça arrive, je donne mes informations et en cas de besoin on pourra me contacter.

Hugo Power se sent plus en sécurité avec cette nouvelle mesure : si je sais qu’il y a un cas dans la région, je sais qu’ils peuvent me joindre facilement et je vais pouvoir prendre des mesures pour me mettre en isolement, explique-t-il.

Je crois que c’est une mesure sociale qui va faire une différence si toute la population le fait.

Jean-François Tremblay

Les commerçants sont tenus de garder l’information pour 14 jours, après quoi elle doit être détruite ou supprimée.

Je trouve que ça ajoute une étape de plus pour les employés au restaurant et j’espère que ça va être OK pour eux. J’imagine qu’il y a déjà tellement de choses à faire, souligne toutefois Sophie Auffrey, assise à une terrasse du centre-ville de Moncton, samedi.

Bien que Todd Vaniderstine, gestionnaire du restaurant The Old Triangle, considère la situation comme assez difficile, il estime toutefois la mesure nécessaire pour protéger la communauté.

Nous tentons de garder l’entreprise viable et toutes les étapes que nous ajoutons augmentent le temps des transactions et le va-et-vient des clients, dit-il.

Le serveur du restaurant Mexi’s, Stéphane Jean, conclut que si un éclat de cas de COVID se passait à Moncton, on pourrait dépister à ce point-là les gens qui ont été en contact.

En plus des restaurants, des bars, des cinémas et des hôpitaux, tous ceux qui organisent des rassemblements de plus de 50 personnes doivent aussi tenir un registre depuis le 19 juin.

Certaines entreprises n’ont toujours pas fait le virage, mais le processus devra être implanté.

D'après le reportage de Wildinette Paul

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