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Calgary songe à imposer le port du couvre-visage, mais pourquoi et comment?

Trois princesses du Stampede saluent la caméra, portant leur habit d'apparat et un masque chirurgical lors du déjeuner aux crêpes au volant, le 4 juillet 2020.

Les rênes et princesses du Stampede de Calgary n'ont pas échappé à la recommandation de porter un masque lorsque la distanciation physique est difficile ou impossible.

Photo : Radio-Canada / Helen Pike

Radio-Canada

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, songe à emboîter le pas à trois autres grandes villes canadiennes et à imposer le port du couvre-visage dans un projet de règlement qui pourrait être proposé au conseil le 20 juillet. Voici quelques réponses aux principales questions soulevées par cette démarche.

Qu’est-ce qui soutient scientifiquement l’utilisation du couvre-visage?

L’Agence de la santé publique du Canada (Nouvelle fenêtre) et Santé Alberta recommandent le port d’un couvre-visage en tissu ou d’un masque à usage non médical lorsqu’il est impossible de maintenir la distanciation physique, particulièrement dans certains commerces et dans les transports en commun.

Bien qu’il n’y ait pas de preuve que le couvre-visage en tissu protège la personne qui le porte contre une infection au coronavirus, il peut aider à protéger les autres contre une exposition aux germes du porteur, soutient Santé Alberta.

Les deux agences et l’Organisation mondiale de la santé précisent toutefois que le port du couvre-visage ne remplace pas de saines pratiques d’hygiène, comme la distanciation physique ou le lavage des mains.

Les autorités rappellent également qu’il est important de suivre les recommandations quant au port, aux manipulations et au nettoyage du couvre-visage pour empêcher le porteur de se contaminer.

Pourquoi rendre le couvre-visage obligatoire?

Selon le maire Nenshi, les Calgariens n’utilisent pas suffisamment de masques, médicaux ou non, à l’intérieur, alors qu’il s’agit de l’une des façons d’atténuer la propagation du virus.

Il précise avoir tenté d’interpeller les Calgariens en ce sens, mais que son appel a trouvé peu d’écho, notamment dans les transports en commun.

Comment s’assurer que le règlement est appliqué?

S’il est adopté par le conseil, le règlement obligeant le port du couvre-visage serait appliqué par les agents administratifs et les policiers municipaux.

Les sanctions pour les infractions pourraient aller d’un simple avertissement à l’imposition d’une amende, selon ce que prévoira le règlement.

Des exceptions sont-elles possibles?

Le projet de règlement n’ayant pas encore été déposé, son contenu demeure inconnu. Il est toutefois probable que certaines exceptions soient prévues.

À Toronto, par exemple, le port du couvre-visage n’est pas obligatoire pour les enfants de moins de deux ans et pour les personnes souffrant de certains problèmes de santé.

Le règlement torontois exclut également certains lieux, dont les écoles, les garderies, les complexes immobiliers et les terrasses de restaurants.

Qui d’autre oblige le port du couvre-visage?

Au Canada, les villes de Toronto, d’Ottawa et de Montréal obligent, ou pourraient bientôt obliger, le port du couvre-visage dans certains lieux. Le port du masque sera également obligatoire dans tous les transports en commun du Québec à compter du lundi 13 juillet.

Certains pays d’Asie, où l’habitude de porter un masque est implantée depuis longtemps, ont également des règlements rendant la pratique obligatoire. Plusieurs États américains ont des politiques similaires.

Pas d’unanimité chez les médecins

Alors que certains médecins prônent l’obligation de porter un masque ou une autre protection du visage, la médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, préfère recommander, sans obliger.

Elle dit toutefois continuer de suivre les dernières recherches et rappelle qu’une mauvaise utilisation du masque peut également contribuer à la propagation du coronavirus, plutôt que de la freiner.

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