•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le droit de rédiger son testament en ligne pourrait devenir permanent

Une personne parcourt son testament avec son liquidateur.

Une personne fait lire son testament à son liquidateur, le responsable du règlement de la succession.

Photo : iStock

Philippe Moulier

La crise sanitaire a incité de nombreux Britanno-Colombiens à revoir leurs testaments et des experts espèrent que l’Assemblée législative adoptera de façon permanente des changements à la Loi sur les testaments et les successions qui ont été adoptés de façon temporaire au mois de mars.

Ces modifications donnent le droit à quelqu'un d’écrire ou de signer son testament en ligne. Il peut aussi demander à un témoin le valider sur une plateforme comme Zoom ou FaceTime sans être physiquement présent.

En juin, la province a proposé que ces modifications soient pérennisées.

D’après Erin Bury, la cofondatrice de Willful, une compagnie torontoise qui facilite la rédaction de testaments en ligne, la demande pour ses produits a augmenté de 600 % depuis mars : Je pense que la technologie facilite la vie [et] rend les choses plus accessibles et abordables.

Risques de contentieux

La Société de notaires de la Colombie-Britannique accueille avec emballement l’augmentation de l'usage du web, mais que cette nouvelle technologie peut aussi inviter de nouveaux contentieux.

Je conseille vivement aux gens de parler [aussi] à un avocat ou un notaire , explique John Mayr, le directeur général de la Société de notaires. Il souligne les risques de fraude ou le risque que certaines personnes puissent exercer une influence contraire sur un parent âgé ou un ami.

La Société des notaires a constaté une hausse de 50 % de demandes de documents liés à la fin de vie comme des testaments ou des procurations.

Par contre, Erin Bury affirme que le public n’a pas besoin d’un avocat pour rédiger un testament, sauf pour certains cas compliqués. D’après le gouvernement de la Colombie-Britannique, seulement 55 % des habitants ont écrit leurs dernières volontés sur un document signé et valide.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Justice